Wonder Woman – Chienne de Garde-meubles

Wonder Woman Poster - N'y allez pas c'est de la merde

Genre : Actio, aventure, fantastique Durée : 2h21 Note : 04/20

Réalisé par : Patty Jenkins Acteurs :  Gal Gadot, Chris Pine, Connie Nielsen

DE SA JEUNESSE SUR L’ILE DES AMAZONES, JUSQU’A SA RENCONTRE AVEC UN PILOTE DE L’ARMÉE AMÉRICAINE, LES AVENTURES DE LA NAISSANCE DE DIANA, ALIAS WONDER WOMAN, A LA POURSUITE DE ARES, LE DIEU DE LA DESTRUCTION QU’ELLE S’EST JURÉ D’ÉLIMINER EN PLEINE GUERRE MONDIALE.

Ne confondons pas instinct de survie et pré-bashing. Ces deux concepts utiles à la survie de l’être humain, sont redoutablement intriqués. Ils sont en fait seulement parfois séparés par la hardiesse de vouloir se rendre compte par soi-même de l’étendue de « danger potentiel » que représente l’objet du délit.

Quand on voit la régularité avec laquelle Hollywood nous balance des grosses prods à la vitesse d’un bouffeur de hot-dog façon food contest et buffet à volonté, le cinéphile averti, dont j’ai la prétention pompeuse de penser faire partie, développe ce que Seiya, Iki ou Shun (CF. les Chevaliers du Zodiaque – Saint Seiya) appellent : Le 7e sens (voix caverneuse et inspirée de mentor surpuissant).

C’est ce danger qui fait bipper en nous une sorte de radar à merde, titille notre flair de la bouse, fait résonner nos vibrisses du navet. Le casting et le sujet représentant les premiers signes d’alerte, le trailer amenant une confirmation du danger… Le syndrome du « sapuduku ».

Le pré-bashing se met alors rapidement en marche, l’appréhension monte, mais comme le lapin un peu con (même beaucoup) qui sait qu’il va se payer un 90 tonnes dans le museau regarde les phares l’aveugler, le cinéphile, ben il veut aller vérifier quand même, on sait jamais, et il faut avoir vu un film pour juger et gnagnagnagna… MERDE !

Il sait pourtant qu’il va se haïr après coup, il le sait ! Il sait que ça va être de la merde en supercontainer livré par Maersk, il le SAIT ! Il sait qu’encore une fois les Studios (avec un grand S, comme… ce que voulez) vont littéralement lui chier dans les yeux, sodomiser le scénario avec la tendresse d’un A380 dans le cul d’un ragondin constipé, violer le personnage principal tout en en ressortant avec un grand sourire du casteur du studio Élite. IL. LE. SAIT !

Oui, avoue enfoiré, dis-le que tu le savais espèce de misérable trou du cul que tu es, toi qui écris ces lignes, que Wonder Woman allait repousser plus loin que Ghost In The Shell les limites de l’imbécilité au cinéma (quoique moins que La Momie, mais c’est un autre sujet).

Mais ouiiiiiiiiiiiiiiiiii, tu le savais ! Et ça suffit de te parler à toi-même, retourne à ta critique !

Wonder Woman 03 - N'y allez pas c'est de la merde
Un jour ton homme viendra, tu verra !

Oui, j’avoue ! J’avoue que mon instinct de survie me dictait, me susurrait, me hurlait de ne pas aller voir Wonder Woman. J’ai lutté contre le pré-bashing, je me suis laissé aller à écouter les conseils autour de moi qui en portait les louanges et, naïf quant aux goûts cinématographiques de mes collègues, de rencontres fortuites, ou parfois d’amis proches. Mon cœur s’est laissé porter par l’indicible espoir d’un sursaut de bon goût. Un espoir qui porta mon cœur tellement haut que j’en ai vomi (je vous rassure, au sens littéral).

J’ai vomi la connerie des critiques qui hurlaient, le féminisme aux lèvres, qu’enfin une figurine féminine forte était ENFIN portée à l’écran ! Leia, Sarah Connor, Ripley, Trinity, Leeloo, Beatrix Kiddo, Clarice Starling, Jackie Brown, Princesse Mononoke, Lisbeth Salander, Motoko Kusanagi et j’en passe apprécieront.

J’ai vomi l’étron géant déféqué que l’émancipation féminine quand, vivant en vase clos dans une société matriarcale exclusivement féminine, une damoiselle se découvre du sexe faible quand un homme vient balancer son service trois-pièces sous son nez.

Tout d’un coup, aux chiottes la femme forte ! L’homme est là ! Pilier absolu du courage et du foyer, indispensable point de Lagrange entre la militante du MLF des camionneuses turques de Noirmoutier et la femme au foyer soumise à son mari élevant les 8 enfants et ses rhododendrons dans la Sarthe.

Vite, vite, homme aimé, je vais m’acheter un Whirlpool et me mettre un tablier pour te cuisiner ta bouffe quand tu rentreras du boulot, harassé et fatigué en me lançant à la gueule mes carbonara que j’aurai raté depuis 3 ans que j’essaie tous les soirs et c’est pourtant pas faute de m’avoir dit de pas mettre de crème fraîche dedans.

Nan !!! une fois que Wonder Poufiasse rencontre son Homme, n’existe plus que l’amour véritable et sincère, déchiré par la séparation, elle est une veuve dévouée au célibat éternel en souvenir du seul homme ayant jamais foulé son Saint des Saints. Une guerrière qui porte le fardeau d’un homme qui aurait été fort aise de forniquer avec une autre alors qu’elle portait un fruit dans ses entrailles. Pourtant, je ne suis pas un féministe.

NIGHTINGALE
Tiens, une paire de lunettes, comme ça, tu aura l’air d’une intellectuelle

J’ai vomi le scénario, d’une connerie sidérale, joué par des acteurs qui non content de ne pas être dirigés semblent également n’en avoir absolument rien, mais vraiment à branler. Perdus sur le tournage, sans doute sonné parce qu’on ne leur a sans doute jamais redemandé de rejouer une scène ou d’ajouter une nuance. À qui ça sert les nuances de jeu et la direction d’acteur ?

J’ai vomi, les effets spéciaux. Dégueulasses, risibles, hideux, datés, saturés comme un très mauvais Michael Bay, étalonnés par un technicien qui a dû glisser sur ses masques, réalisés avec un cul particulièrement maladroit pour un résultat qui laisse songeur quand aux critères de jugement du décisionnaire de la validation finale du bouzin.

J’ai l’image du gars, après une soixantaine de bières avec Zack Snyder, scénar à la main, chanter comme des connards « ouaaaaaiiiis mais non, c’est bon, on s’en branle, ça passssssse ! À l’aissssse !!! OKLM !! « .

Bande de sous-merdes de résidu de foutre séché finies à la pisse de chat. Tas d’ordures immondes. Vous êtes responsables de la laideur du cinéma actuel. Vous êtes les artisans des tonnes et des tonnes de merde déversées sur nos écrans. Vous perforez le bon goût des enfants d’aujourd’hui. Que dieu fasse qu’ils vous vomissent un jour à la gueule en vous faisant chuter de votre palais doré.

WONDER WOMAN
Moi, quand les balles sifflent, je protège les trous du cul

Autant que vous dire que cette grosse tâche de Zack Snyder a bien du se cacher derrière Patty Jenkins pour faire genre « c’est une femme qui réalise » tant sa patte grasse, huileuse, suintante de mauvais goût est visible dans le film.

Wonder Woman, est laid, long, ça fait des ralentis dans tous les sens et des blagues de merde toutes les 5 minutes, ça dure trois plooommbbessss !!! Scénarisé par un débile, tout est prévisible à des putains de millions de kilomètres, filmé en 5 minutes par une équipe qui a l’air au bord de la catatonie devant leur fond vert et leur combo mal réglé, oubliant la passion, l’émotion, la joie, la vie.

Wonder Woman est aussi mauvais que La Momie avec Tom Cruise et à eux deux, ils ouvrent pourtant chacun la voie à de nouveaux arcs de super héros.  L’un et l’autre sont des trous noirs qui aspirent tout le bonheur d’être au cinéma, qui déchiquètent tout ce pour quoi les plus grand réalisateurs se battent, qui pulvérisent l’espoir de voir s’arrêter cette immense courante de films infâmes, chiés par une parcelle d’Hollywood à qui je ne souhaite qu’une chose : s’effondrer sous le poids de ses propres échecs pour disparaître à jamais, j’irai cracher sur leurs tombes.

Tant que le public suivra, on sera servi jusqu’à notre mort, mais je serai là, invisible, insignifiant peut-être, sûrement. Je me battrai contre des moulins à vent, passionné comme Dom Juan, mais inépuisable comme Dom Quichotte.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *