Transformers 3 – Les robots tiquent…

Genre : Science-Fiction  Durée : 2h35   Note :  5/20

Réalisé par : Michael Bay Avec :  Shia LaBeouf, Josh Duhamel, Tyrese Gibson


Sur la face cachée de la lune, dans les années 60, un robot s’écrase déclenchant la course à l’espace entre le bloc soviétique. Des années plus tard, les conséquences de cette évènement vont plonger la planète dans un chaos total et faire de la terre de théâtre d’un affrontement titanesque entre les autobots et decepticons.

Critique : Le principe de la franchise à répétition est né dans les années qui ont suivi le nouvel Hollywood. Je ne dis pas ça pour me la péter mais juste parce que je viens de finir un excellent bouquin éponyme qui traire de cette période prolifique du cinéma américain, une période transitoire qui a vu l’avènement de ce que l’on appelle les blockbusters. De grosses productions par toujours synonyme de qualité mais surtout gage de jackpot pour les studios. Je ferai bientôt un billet sur cet ouvrage que tout amateur de cinéma devrait lire.

Si Transformers 3 est le digne héritier de ce cinéma grand spectacle dont on ne se lasse pas de faire des suites à répétition jusqu’à la nausée, Michael Bay est le chantre d’un type de cinéma grand-huit, pop-corn, patriotique, pro-miltaire, bannière étoilée à l’appui sous laquelle même des robots extra-terrestres venus d’une galaxie lointaine, très lointaine viennent prêter allégeance. Laquelle bannière éloignée n’est certainement présente dans le champ que pour surfer sur l’élan patriotique ostentatoire du public américain si fier de leur stars and stripes.

Transformer 3 ne fait pas exception à la règle Michael Bay : En mettre plein la tronche, dérouler le film avec le plus d’effets spéciaux possibles, le plus d’action possible, le moins de bons acteurs possibles et livrer un Armageddon total, un océan de destruction, un délire total où des soldats en flysuit virevoltent avec des fautes de raccords entre les immeubles de Chicago, ou des milliers d’êtres humains meurent comme dans mars attacks, une planète géante apparait à coté de la terre sans en influencer une seconde la gravité et où l’on oublie toute règle géographique, physique, astrophysique et même biologique.

Transformers 3 se veut, j’imagine, une sorte de parabole de la guerre de sécession où un peuple frère s’entre-déchire pour ses idées et finis par se réconcilier dans le sang après avoir détruit une bonne partie de la population indigène. C’est surtout une interminable apocalypse incompréhensible sans aucune subtilité. Une débauche brouillonne d’effets spéciaux, d’acteurs tout aussi apocalyptiques qui peinent à trouver leur place au milieu de cette décharge de ferraille hurlante. Un « docteur mamour » en méchant ridicule, une blonde à gros seins aussi inexistante que les subtilités dans le jeu de Shia Labeouf, des stéréotypes dans tous les sens, des vieux relents de la guerre froide comme pour souligner la fin du programme spatial américain, une énième déclaration d’amour à l’armée, un pamphlet républicain voire une ode au conservatisme américain où n’existe qu’une nation, les Etats-Unis, qu’un peuple, les américains, bref, du patriotisme à en dégueuler son déjeuner sur le drapeau américain présent dans une bonne moitié des plans. Une spécialité de Bay qui flatte ses spectateurs, et il faut certainement être américain pour le comprendre, dans ce qui leur est le plus cher.

Transformers 3 bien plus qu’un film juste destiné aux moins de 12 ans et soporifique au possible, c’est surtout un manque de respect total vis-à-vis des spectateurs qui aujourd’hui, j’en suis sûr attendent un autre âge d’or hollywoodien qui le ne les prendra pas pour des vaches à lait mais pour des gens qui au-delà du divertissement pur, cherchent aussi à sortir d’un film en ayant partagé autre chose qu’une crampe aux nerfs optiques.

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