Trainspotting 2 – Mauvaise descente

Critique - Trainspotting 2 - N'y allez pas c'est de la merde Poster

Genre : Drame, comédie noire Durée : 1h57 Note : 06/20

Réalisé par : Danny Boyle Acteurs :   Ewan McGregor, Ewen Bremner, Jonny Lee Miller

VINGT ANS APRES LA TRAHISON DE MARK RENTON, LA RANCŒUR N’EST PAS PASSÉE POUR SES AMIS ABANDONNE. SPUD, SICK BOY ET BEGBIE L’ATTENDENT TOUT COMME SES VIEUX DEMONS QUE SONT LA VÉNALITÉ ET LA COCAÏNE. DE RETOUR À ÉDIMBOURG, IL VA DEVOIR Y FAIRE FACE.

Ne jamais remuer les souvenirs, tel pourrait être l’adage que l’on retiendrait de Trainspotting 2. Le premier film, totalement générationnel était une pur réussite de narration, d’idées de mise en scène, de bête d’acteurs et de sales gueules à l’accent scottish. Cousin éloigné du Péril Jeune mais qui aurait dépassé les frontières du politiquement correct et sombré dans l’universalité d’une jeunesse des années 90, Trainspotting premier du nom m’a toujours laissé un excellent souvenir.

Savoir ce que sont devenus ses personnages, c’est un peu comme revoir ses potes du lycée et se rendre compte que pour certains, hormis les rides et les mouflets dans les pattes, rien n’a changé. « Choose Life » comme disait Mark. Le lave-vaisselle, la putain de télévision, le lecteur de CD ou de mp3. Le smartphone ou l’écran 4K on aurait envie de dire aujourd’hui. Trainspotting, c’est ça. Un truc qui n’a pas quitté les années 90 et qui totalement oublié de se réinventer, ni même de faire l’effort de s’inventer une vie.

Critique - Trainspotting 2 - N'y allez pas c'est de la merde 02

Comme ces deux cachets qui dérivent dans les limbes d’une fosse septique dans le premier épisode, le scénario, les personnages, la mise en scène dérive paresseusement dans un océan noir et profond où surnagent dialogues en étron, intrigues en capotes trouées, inventivité en nappes de vomis de mauvaise descente ou de soirée trop arrosée.

Transpotting est creux, vieillissant comme ses personnages, éloigné de son propos, totalement dénué d’imagination, comme un très, très mauvais Guy Ritchie biberonné à la sauce Warner Bros. C’est une suite pour flemmards qui ne nous offre même pas le plaisir de retrouver ces vieux compagnons d’écran au gré d’une musique inspirée. La bande-son tombe à plat, les personnages du fils de Begbie ou de la petite copine de sick-boy entre autres n’apportent rien. Les sous-intrigues qui se multiplient s’additionnent pour soustraire notre intérêt à ce qu’il se passe à l’écran.

Critique - Trainspotting 2 - N'y allez pas c'est de la merde 01

L’excellente idée du début qui aurait pu faire que l’intrigue de transpose dans le maelstrom nauséeux d’Amsterdam coule à pic et même temps que notre nez et notre intérêt pendant la séance. Tristement, Danny Boyle saborde son film, exhume les souvenirs comme pour lire une homélie funèbre à l’œuvre qui l’a révélé au grand public.

Transpotting 2 est le parfait exemple qui prouve que l’on doit laisser les souvenirs à leur place. Laisser l’imagination vagabonder quant au destin de personnages qu’on a apprécié. C’est que finalement, comme à la fin de son premier film, l’argent que l’on peut prendre au mépris de ses meilleures intentions vaut mieux que les remords de pas avoir tenté de prendre ses spectateurs de la première heure pour des cons.

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