Tintin – Indiana Jones en Soldes

Genre : Animation / aventure  Durée : 1h35  Note :  8/20

Réalisé par :  Steven Spielberg Avec : Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig

Tintin trouve sur un marché une vieille maquette de bateau. C’est le début d’une aventure où le jeune reporter devra faire face à des individus peu scrupuleux et dans une chasse au trésor qui va le conduire aux quatre coins de la planète.

et Je l’assume, je suis Tintinophile. Petit déjà, vous pouvez demander à mes parents, mes frères et sœurs et moi-même nous gavions des aventures du petit reporter et nos albums gardent encore aujourd’hui les stigmates de papiers des nombreuses lectures que nous leur avons infligé.

Durant les années 90, je découvrais avec plaisir la série animée du studio Elipse qui mettait Tintin en animation, allant plus loin que les quelques essais déjà effectués dans le genre par le Lac Aux Requins, Le Temple du Soleil et quelques autres.

Aussi, vous imaginez bien que j’étais enchanté d’imaginer Spielberg adapter le héros de Hergé au cinéma même si comme d’habitude, j’étais un peu dubitatif quant à l’intérêt d’y apporter une touche en 3D et à mélanger plusieurs albums qui n’ont rien à voir entre eux et je puis vous assurer que j’avais décidé d’y aller sans aucun à priori de ce genre.

Et malgré tout, quelle incroyable déception ! Spielberg ne respecte rien de l’Univers d’Hergé sinon le prénom des personnage. Il s’approprie totalement leur histoire et leur passé pour nous livrer, à l’instar de son camarade James Cameron, un récit totalement porté sur l’aspect visuel et oubliant totalement de nous offrir un scénario digne de ce nom et surtout une intrigue qui mélange de façon totalement ridicule celle du Crabe Aux Pinces d’Or et surtout, surtout, celle du Secret de La Licorne qui presque ce qu’Hergé a fait de mieux en matière d’intrigue policière.

Vainement, Tintin saute, virevolte, se prend pour un super-héros mais ne provoque aucune émotion, loin d’être aidé par la laideur des visages des personnages qui semblent figés par la médiocrité de la réalisation. Loin, très loin d’être à la hauteur des bandes dessinées ou même de la série animée, Tintin a perdu de sa candeur, le Capitaine Haddock de son explosivité, le personnage de Sakharine devient l’un des acteurs principaux, exit les sordides manipulations des Frères l’oiseau et les rebondissements qu’apportait du pickpocket Aristide Filosselle.

Ennuyeux, bouleversant de froideur, sans âme, Tintin est un film envie sinon celle d’engranger des espèces sonnantes et trébuchantes et surtout prenant beaucoup trop de liberté avec l’œuvre originale. Spielberg zappe en 30 secondes l’un des meilleurs albums de toute la série en choisissant de boucler en deux secondes Le Trésor de Rackham Le Rouge et l’arrivée mythique du Professeur Tournesol et les colères noires qu’il provoque chez le plus nerveux des marins de la planète.

Spielberg, se clamant admirateur sans faille de Tintin entache totalement le mythe de cette bande dessinée culte, nous offrant au mieux, un Indiana Jones au rabais, évacuant en image de synthèse toute la frustration d’avoir fait de son Indy 4 l’équivalent du 4ème opus que ces vassaux avaient fait de son splendide Dents de la Mer et au pire une petite séance onaniste où il prends un pied total à montré qu’il est un réalisateur bourré de moyens mais malheureusement vidé de toute inspiration.

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