Timeout – Le temps, c’est de l’argent

Genre : Thriller pas thrillant mais très lent Durée : 1h35  Note :  4/20

Réalisé par :  Andrew Niccol Avec : Amanda Seyfried, Justin Timberlake, Cillian Murphy

Dans un monde ou le temps à remplacé l’argent, les hommes ont été génétiquement modifiés pour vivre éternellement et ne vieillissent plus après 25 ans. Les humains doivent travailler pour gagner du temps et ne pas voir leur compteur de vie, greffé dans leur bras, arriver à terme au risque d’en mourir. Will Salas, accusé de meurtre après qu’un homme lui ait donné 116 ans de vie va devoir s’enfuir et se battre pour prouver son innocence face à un chasseur de temps décidé à l’éliminer.

Il y a des questions existentielles qui restent en suspend comme ça dans le monde. Pourquoi sommes-nous sur cette terre ? Y a t’il une vie après la mort ? Y a t’il une vie ailleurs dans l’univers ? Pourquoi persiste t’on a faire jouer Justin Timberlake ou Jennifer Lopez dans des films alors que de toute évidence ils sont des interprètes encore plus désastreux que des chanteurs affligeants.

Encore une fois, on se pose la question lorsque l’on voit sa prestation absolument ridicule dans ce film au pitch pourtant prometteur. mais loin de moi l’envie de reporter toute la faute sur celui que j’appelle affectueusement Juju la Frisette et que rebaptise Juju la Bouboule pour l’occasion avec sa coupe militaire qu’il arbore pour faire plus sérieux, plus hardcore et moins petite fiotte métrosexuelle insipide au charisme de moule avariée oubliée sur le pont desséché d’un mytiliculteur.

Non Juju la Bouboule n’est pas le seul responsable de l’échec le plus total de ce film qui partait d’une très bonne idée. C’est l’ensemble du casting et la réalisation elle-même qui fait plonger le spectateur dans des limbes d’ennui et le fait regarder d’un œil hagard la pauvreté affligeante de cette dystopie poussive, de ce monde parallèle étrange ou un  Los-Angeles futuriste de pacotille vit au pouls du temps qu’il vous reste à vivre.

On aurait pu croire que le compte à rebours qui s’égrène pour chacun des personnage allait provoquer une quelconque tension dramatique, une sorte de frisson permanent qui tiendrait tout le film à bout de bras. Pour une obscure raison ou plutôt parce justement, le réalisateur ne nous fait ressentir autant d’empathie pour eux que pour un pot de crème fraiche, il n’en est rien. Des personnages meurent et on s’en tape royalement, des intrigues se nouent et nous échappent, Justin court à perdre haleine et comme Starsky et Hutch, gagne toujours à la fin. Même l’arrivée de son personnage dans la ville des plus riches est dénuée de sens, sa rencontre avec une petite fille riche cousue de fil blanc, ses exploits prévisibles, sa fin inéluctable.

Basculant dans un invraisemblable Bonnie & Clyde ridicule, sensé symboliser la lutte des classes, l’importance du temps qui passe, Timeout verse maladroitement dans la leçon de choses, la banalité la plus totale et la fable anticapitaliste. Niccol étrangement inspiré par Gattaca, semble s’être privé de la possibilité de faire l’idée brillante de ce scénario un film très noir, dur et violent dans un Los Angeles ravagé pour lui préférer un petit direct to Bluray mortellement ennuyeux, cheap et surtout sans audace dans les rues d’un L.A de pacotille. Un magnifique gâchis.

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