This must be the place – Black is beautiful

Genre : Road-Movie Durée : 1h58   Note :  17/20

Réalisé par : Paolo SORRENTINO Avec :  Sean Penn, Judd Hirsch, Kerry Condon

Cheyenne est une ancienne gloire du rock, une super star même qui vit de ses dividendes musicaux et de ce qui lui rapportent ses actions en bourses aux environs de Dublin. Idéaliste, un peu enfant qui a grandi trop vite, il passe ses journées à discuter avec Mary une adolescente un peu gothique et à s’occuper de la mère de celle-ci. Le décès de son père, mort de vieillesse, le conduit à retourner aux Etats-Unis où il décide de reprendre les recherches de son père pour retrouver nazi qui l’avait torturé à Auschwitz.

Critique : Le cinéma indépendant est riche de ces films, petits par la prétention mais immense par la réalisation, l’histoire et l’interprétation des acteurs. This must be the place ne déroge pas à la règle est se révèle être le parfait mélange d’humour, de légèreté et de grâce qui vous emportent dans une bulle de bonne humeur et de fraicheur pendant près de deux heures. Mis en scène avec une maitrise de l’image et de la musique, l’itinéraire de ce chanteur de rock un peu à coté de ses pompes se déroule dans cette ambiance si particulière faite à la fois de poésie et de vérité.

Portée par un Sean PENN méconnaissable et diablement touchant, une Frances McDORMAND splendide et primesautière, véritable reine du cinéma indépendant et une flopée d’acteurs tous plus brillants les uns que les autres, ce film envoutant, hypnotisant même, va plus loin. A la frontière du trip transcendantal, de l’introspection, This must Be The Place nous donne un sourire pendant toute sa vision, une vague d’émotion et d’humour avec cette pointe de gentil sarcasme qu’il est toujours plaisant de retrouver.

Et que le ton soit grave, léger, dur ou plus sérieux, il est un véritable phare dans la noirceur de la salle de cinéma qui nous happe par sa lumière, sa force, sa douceur et son doux côté décalé. Un immense moment de bonheur fait de petits moments de joie. De rencontres singulières qui comme dans la vraie vie font que celle-ci vaut d’être vécue. On y reconnait toutes les qualités d’un Darjeeling Limited, toute la tendresse d’un Away We Go, le côté perdu du héros de Broken Flowers, la sensibilité, la douceur et la bonté de Little Miss Sunshine ou encore l’étrangeté de The Limits Of Control. Des ainés qui peuvent être fiers de ce petit dernier tant celui-ci est si renversant de qualités qu’il laisse une trace indélébile dans le cœur du spectateur.

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