The Nice Guys – That 70’s Show

TThe Nice Guys Poster N'y allez pas c'est de la merde

Genre : Comédie, action Durée :  1h55 Note : 14/20

Réalisé par : Shane Black Acteurs :  Ryan Gosling, Russell Crowe, Kim Basinger, Margareth Qualey, Angourie Rice, Matt Boomer

La cité des Anges, années 70, Holland March et Jackson Healy enquêtent chacun sur la disparition d’une starlette du porno. Leur destins vont bientôt se croiser pour le pire, puis pour le moins pire. Ils vont vite découvrir que le vernis d’une enquête classique cache en fait une affaire qui remonte aux plus importantes personnalités.

Il revient le buddy-movie. Genre d’or des années 90. Le film mettant en scène deux opposés qui finiront par former une fine équipe trouve ici l’écrin du son et des couleurs des 70’s reconstituées avec brio pour n’être pas le seul argument du film, même pas du tout d’ailleurs, mais bien un décorum bien senti pour immerger des personnages intelligemment écrits dans des aventures qui leur échappent un petit peu pour ne pas dire, qui partent totalement en couille.

Holland le petit malin pas très futé, élevant seul sa jeune adolescente (électron libre écervelée façon Sophie de Inspecteur Gadget) et Jackson, brute épaisse mal dégrossie. On pense sans faille au duo Terrence Hill et Bud Spencer mais qui se seraient achetés un cerveau et sans la mièvrerie pourtant pas désagréable des aventures  italo-américaines du duo qui distribuaient des baffes sans oublier d’y glisser un bon mot.

Et sinon... ça va vous ?
Et sinon… ça va vous ?

Loin des enquêtes mal ficelées du duo Italien, l’intrigue de the Nice Guys se déroule avec pertinence et intérêt pour le spectateur avec cette juste dose d’exagération et de bonnes réparties pour frôler la comédie et suffisamment d’action qui ne se prend pas au sérieux pour dynamiser le tout : cabotin, mais en retenue, absurde par la malchance (et la chance) des deux personnages, bad-ass et cool à la fois, c’est un film réellement intelligent dans sa réalisation et très précis dans son écriture et ses rebondissements, ajustés au millimètre. Subtilement rythmé, léger et frais comme il est rare d’en trouver à ce niveau de production.

The Nice Guys a su tirer de l’époque à laquelle il situe son intrigue toute la substantifique moëlle. De celle que l’on découvrait il y a plusieurs années dans That 70’s Show un lieu, une époque, une manière de parler, de se tenir et pas une caricature facile. Le film de Shane Black a l’intelligence de créer un duo qui est un fait un trio doux, dur et dingue. Deux monolithes pas si futés qui voient leur enquête progresser dans l’ombre par l’entremise d’une toute jeune fille plus maline qu’eux d’eux réunis. Certains diront que la recette est classique, je dis qu’il est très dur de la faire fonctionner aussi bien.

The Nice Guys 02 N'y allez pas c'est de la merde
Franchement, cette histoire, je la sens mal…

Merci à Shane Black d’avoir su faire un film qui se moquer gentiment de lui-même et nous fait retrouver l’ambiance des Arme Fatale, Kiss Kiss Bang Bang ou du Dernier Samaritain déjà scénarisés par le réalisateur. Le goût d’une comédie d’action légère, mais nerveuse qui diffuse un parfum de plaisir dans la salle. C’est toujours quand la recette paraît très simple que faire prendre la sauce est le plus compliqué.

 

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