Terminator Genisys – Genishit

Terminator 5

Genre : Action, Drame, Bouse Durée :  1h54 Note : 01/20

Réalisé par : alan Taylor Acteurs :  Arnold Swartzenegger, Jason Clarke, Emilia Clarke

1984, alors que Le premier Terminator débarque à l’Observatoire Griffith, un second Terminator vient l’éliminer brutalement, bouleversant l’ordre établit jusque-là dans la ligne temporelle de l’histoire de Sarah et John Connor.

Voir l’évolution d’une saga de blockbusters est toujours intéressante. Voilà pourquoi, tranquillou, je me suis tapé l’avant-première de Terminator Au grand Rex. Avec Le premier opus, Judgment Day et donc ce Genisys. Le dernier né d’un saga absolument culte des années 80 et 90 qui a tout écrasé dans son passage, laissant dans son sillage des répliques et de scènes absolument cultes. Comme pour la saga Alien, Terminator 1 & 2 ont des aficionados et des préférences pour une bonne raison : comme pour Alien 1 & 2, ce sont deux genres de films différents. L’un est presque un film d’horreur et de série B, l’autre est un énorme film d’action avec son lot d’effroi.

La scène du Tech Noir étant pour moi, un summum de mis en scène qui fait doucement monter la sauce avant d’exploser dans un déluge de rage et de violence, lançant le reste du film, métallique, crasseux dans un train d’enfer qui atteint son climax dans la scène du commissariat et ne trouve de salut que dans la conception de John Connor pour s’achever dans la tristesse, inéluctable. Il n’y a guère d’optimisme dans Terminator 1.

Dans le deux, l’émerveillement de la technologie fait son œuvre. Le film fut une révolution visuelle à l’utilisation pertinente avec la création du T1000. Les effets spéciaux n’étaient pas encore « gratuits » et servaient la narration. Froid et tranchant comme l’acier, regard vide et inflexible, le robot en alliage polymiméthique parfaitement dans son temps des premiers soubresauts des nanotechnologies et matériaux à mémoire de forme a fait mouche. Cameron avait réussi à trouver plus impressionnant plus redoutable, plus invincible que le monolithique en la personne de Robert Patrick, fin et élancé, pas la carrure d’un tueur mais capable de s’infiltrer partout. Le combat en la défaveur du T-800 venu protéger John a fait fantasmer grand nombre d’avoir son propre Terminator. Course à moto dans les canaux, poursuite en hélicoptère, explosion de Cyberdine, scène du bar au début du film, scène de la fonderie, T2 est générationnel.

Tu la sens bien ma grosse référence ?
Tu la sens bien ma grosse référence ?

Et c’est bien le problème. Peu de films aujourd’hui resteront générationnels tant la propension à uniformiser les films de ce genre a définitivement soufflé la flamme de l’innovation scénaristique et du je me casse me cul pour faire un truc qui se tient. La technologie avant la réflexion, la démonstration du spectaculaire avant le pourquoi du spectaculaire. Le tout étant d’occuper l’esprit avec tellement de merde étincelante à l’écran que son esprit ne réalise pas la dose d’excréments qu’il reçoit en pleine figure, parce qu’enrubannée dans des strasses, des paillettes et des explosions partout.

J’enrage !

J’enrage parce que j’ai cru à ce Terminator 5. L’idée d’une réécriture partielle avec un 1987 en filigrane était bonne, mais là… là… c’est le coup d’épée relevé de Tipp-ex qui décide de dire un énorme merde à une saga culte en chiant avec nervosité et hargne une colique molle et purulente sur les spectateurs tout en leur crachant à la gueule un énorme mollard dégueulasse bourré de mucus copyrighté . Comme si l’équipe se purgeait en un instant de toutes les idées de merde que les brainstormings hollywoodiens avaient accumulées jusqu’à ce jour.

C’est à la fois un irrespect total pour une saga leur public mais aussi pour les films hors du commun qu’on été Terminator 1 et Judgment Day.

Terminator Genisys, c’est dire, non mais les gars en fait cette histoire de robot temporel qui a plu à des générations et des générations de cinéphiles c’est vraiment complètement con alors on va tout casser et dire que c’est de la merde et on va tout réécrire avec un happy end mignon tout plein, limite asexué pour faire un film de gros puceau imbécile avec des ficelles grosses comme des câbles de pont suspendu en rajoutant un twist de personnage tellement abruti qu’il devrait entrainer la mise à mort immédiate des scénaristes et du réalisateur par toucher rectal avec une tronçonneuse de forestier landais.

Terminator Genisys est le viol sodomite et opportuniste parfaitement légal des meilleurs souvenirs de cinéma de notre enfance. Le résidu de MST sur grand écran de toutes les merdes effroyables que le cinéma nous sert à un train d’enfer depuis une dizaine d’années. Les premières minutes surfent sur un copié collé de Terminator 1er du nom, restent assez plaisantes, très vite, ça tourne à la mauvaise plaisanterie.

Terminator Genisys - N'y allez pas c'est de la merde
Une chose est sûre les mecs, on casse pas la baraque

Ce film, ce sont tous les codes visuels et narratifs du film d’action à la Michael Bay ou Avengers et superhéros rebootés à mort appliqués à la saga. Une bouillie pour bébé shootée aux effets spéciaux désastreux et aux hormones scénariste lobotomisé vomie à grandes éructations à l’écran.

Grosses scènes d’action illisibles, histoire d’amour molles du cul, blagounettes de daube, montage épileptique, explosion permanentes et inexpliquées, raccourcis scénaristiques… on ne pige rien !! C’est fatigant, c’est chiant, c’est usant, totalement crétin, dénué de sens et quand péniblement, on raccroche les morceaux, on se dit que ce n’est même pas qu’on nous prend pour des cons, c’est qu’on nous prend tellement pour des cons qu’on ne pense même pas une seconde que l’on puisse se rendre compte qu’on nous prend pour des cons.

Le film enchaine, persiste, signe, nous achève:

Des absurdités scénaristiques de construire une machine temporelle en 1987 (avec une batterie de voiture, un trombone et un frisbee alors que Skynet a mis une dizaine d’années à y arriver, c’est plus Terminator, c’est Mac Gyver), d’utiliser le réseau GSM et home connect comme vecteur de contamination de Skynet (youpiiii, t’as trouvé ça tout seul j’espère ? Non parce que si vous vous y êtes mis à 5 ou 6 faut vous inquiéter). Genisys on le comprend très vite revêt un aspect quasi christique de renaissance de l’humanité autour de la rencontre renouvelée entre Kyle Reese et Sarah Connor avec dans le fond un John Abel/Cain augmenté relié au réseau mais con comme un balais qui finira forcément par crever.

Scénario Connor ? Heu... c'est à côté !
Scénario Connor ? Heu… c’est à côté !

Des envolées scientifiques d’univers parallèles, de décalages temporels, de souvenirs résurgents post-rétroactifs, le tout nappés de clin d’œil et de répliques cultes et la promesse d’un nouveau T1000 joué par un acteur asiatique pour le marché asiatique mais qui dure 15 minutes à tout péter dans le film.

Des répliques bidon. Des acteurs effroyables. Vraiment effroyables ! Pour avoir vu Linda Hamilton 40 minutes avant dans T2, la comparaison entre la guerrière locomotive, enflammée, enragée et la baby-doll niaiseuse qu’est Emilia Clarke, Sarah Connor est passée de Lara Croft à Princess Sarah. Kyle Reese perds 180 points de QI et John Connor, chef de guerre, revêt le charisme d’une boite de pâtée pour chats périmée. Et Schwartzy, vieillissant, en Cro-miminator qui cueille la vie à pleines dents et repeint la marguerite, vidant de tout intérêt son personnage jusqu’à son apparition finale dont je vous réserve la surprise. C’est désastreux et à la sortie, pas une fois je n’ai entendu des éloges ou quelque chose de positif.

J’ai envie de gerber. Alan Taylor, Patrick Lussier, Laeta Kalogridis, Go fuck yourselves.

3 avis sur “Terminator Genisys – Genishit

  1. Merci, je viens à l’instant de sortir de cette merde, première chose que je fais. Je tape terminator genisys grosse bouze et je tombe ici. Je suis donc loin d’être le seul. 24 ans après être sorti d’une salle des images plein la tête et un film qui marquera mon enfance et me donnera à 12 ans un goût éternelle pour le cinéma. Je sors ce soir avec plutôt un dégoût pour le cinéma actuel. Je suis dégoûté par ces merde qui sortent. Qu’ils fassent leurs daubes et aient au moins la décense de pas briser nos rêves et souvenirs en vomissant sur notre cinéma culte.

    1. Tu es très loin d’être le seul ! Genesys est apparemment fait pour être le premier épisode d’un triptyque malheureusement mais comme le film s’est gaufré en beauté aux USA, rien n’est plus aussi sur.

      Il a soulevé une quantité de critiques assez conséquente et aussi et surtout une incompréhension totale de certains spectateurs qui se sont dit « mais bordel de merde, qu’est ce qu’ils ont fait au film ? Il n’ont rien compris à la base même de Terminator ! Ils ont juste saccagé nos souvenirs pour ne nous servir que de l’action bourinne qui ne sert à rien, n’apporte rien, plombe le film, son propos et surtout… ça finit bien ». Pour moi, j’ai décidé qu’il n’existerai pas et qu’il fallait l’effacer de ma mémoire. Le trois, au moins, avait ses défauts mais avait aussi la qualité de finir la saga en beauté et logique avec le déterminisme poussé dans son cynisme le plus profond. On sauve John Connor parce qu’il n’aurait jamais réussi à se sauver lui-même. Cette scène de fin du monde avec les ogives nucléaires qui frappent la terre avait le mérite de clore pragmatiquement le débat et de ne pas s’embourber dans des conneries de mondes parallèles et tout un tas de fumisteries insipides.

      Le cinéma actuel est exactement à l’image de Terminator Genisys. C’est une débauche démentielle de moyens pour accoucher d’un pétard mouillé frustrant et castrateur. C’est l’avortement total d’une idée de base qui n’est pas creusée, pas fouillée, pas pensée. Un gros rollercoaster dont tu oublies le ride juste après l’avoir fait.

      C’est bien triste. Je suis de la même génération que toi et je partage largement ton sentiment.

  2. Et j’oubliais, on s’en tape de la poitrine de l’actrice, putain on s’en tape,que des hauts décolletés durant tout le film. Punaise mais on s’en fou. C’est ça un film maintenant? C’est ça une actrice? Une poitrine ? Mais putain c’est une honte!

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