Sur la piste du Marsupilami – Les aventuriers du gag perdu

Genre : comédie Durée : 1h45  Note :  11/20

Réalisé par :  Alain Chabat  Acteurs : Alain Chabat, Jamel Debouzze, Fred Teso, Géraldine Nakache, Lambert Wilson

Dan Geraldo, reporter en galère et en mal de scoop, arrive en Palombie pour réaliser un reportage sur une tribu d’indiens, il va croiser la route de  Pablito, un guide local un peu roublard, passioné par le Marsupilami. Ensemble, il vont bien involontairement aller à la rencontre du petit animal qui va changer le cour de leurs vies.

Pour Alain Chabat, se lancer dans la réalisation du Marsupilami c’est sans aucun doute un rêve de gamin qui prend vie. L’acteur réalisateur que l’on imagine bien fan de Franquin au point de bourrer son films de référence à l’auteur de BD belge qui a marqué plus d’une génération avec ses héros farfelu et l’empreinte indélébile qu’il a imprimé sur le dessin d’auteurs plus récents.

Le personnage,  né de sa plume dans Spirou et les Héritiers a été, à la fin des années 80,  racheté par une maison d’édition monégasque  qui a vu là l’opportunité de surfer sur un personnage au combien charismatique, maison qui a racheté ensuite les droits de Gaston Lagaffe pour boucler la boucle. Figure emblématique, invention géniale même que cet animal attachant aux multiples talents et capacité comme celui d’être amphibie, doué de parole, habile de ses mains se démarque surtout par ton appendice caudal surdimensionné.

Le pari casse-gueule de Chabat de faire un film qui respecte à la fois l’univers de Franquin tout en s’affranchissant d’histoires connues, lues et relues est assez intelligent en soi. Il ne cherche pas à faire du copié collé d’une histoire déjà écrite et préfère s’affranchir de certains personnages récurrents pour ne retenir que l’animal lui même et lui conférer des attitudes conformes à la « réalité » à défaut de lui offrir un aspect physique réellement convaincant.

Car c’est ici que le bas blesse ici, la bestiole tant attendue ressemble à une petite peluche inoffensive qui montre quelques crocs et se révèle bien loin de l’explosif et énergique animal que l’on imaginait bestial, plus animal et moins gentil Ewok. Le sujet, forcément propice à un débat sans fin puisque nécessairement différent selon la sensibilité de chacun, n’est alors que tout personnel et ce n’est pas que lui en soi qui fait du Marsupilami un film plutôt moyen qui se laisse certes regarder mais ne donne pas envie de le posséder en DVD.

Car même s’il est émaillé de blagues plutôt amusantes, interprété par un Jamel Debouzze plutôt en forme, un Lambert Wilson surprenant et un Alain Chabat vieillissant mais toujours aussi savoureux, le film reste un véritable divertissement destiné aux plus jeunes. Il lui manque la maturité et le double regard qui font des films plus écrits de véritables chefs-d’œuvre. Ici, cette banale histoire de fleur de jouvence, de gentil dictateur, de Palombie édulcorée,  de professeur névropathe, égocentrique et nihiliste manque un peu substance pour réellement passionner et convaincre mais elle possède en revanche suffisamment d’humour et de petites blagues amusantes qui font passer un bon moment.

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