Spectre – Espion fantôme

Spectre 00

Genre : Espionnage, Action Durée :  2h30 Note : 06/20

Réalisé par : Sam Mendes Acteurs :  Daniel Craig, Christoph Waltz, Léa Seydoux

Après la mort de M (au féminin), un message étrange guide Bond vers Mexico puis Rome où il assiste enfin à une réunion de l’organisation criminelle spectre. Organisation à laquelle appartenaient ses précédents ennemis rencontrés depuis son escapade au Monte Negro dans Casino Royale. Bond va très vite se rendre compte qu’à la tête du Spectre se cache un homme qui le connait, très, très bien.

Il arrive toujours un moment où une bonne série connait un hoquet avant de se relever un peu puis finit par se vautrer lamentablement en se prenant les pattes dans les mécanismes qu’elle a instaurés pour essayer de justement se démarquer de ses pairs. De casino Royale à Spectre c’est exactement ça. Un excellent épisode de départ avec un nouveau Bond, un second paresseux tout plein de vide, un troisième prenant et passionnant et un quatrième qui se pulvérise tellement fort qu’il en souffle la flamme épique de ce la saga avait installé depuis quelques années. Un Bond digne de ce nom, une écriture puissante, un scénario fouillé à tiroirs, tout dans l’histoire, pas de gadgets, de la vraisemblance et de l’inspiration.

Spectre 03
– Tu vois ma chérie, ce qu’on est en train de faire là ça s’appelle un cliché – Comme le quartier à Paris ? – Non, ça c’est Clichy…

 Spectre est à l’opposé des qualités susnommées, il puise dans les anciens Bonds, les attaques de méchants dans les trains, les litanies foireuses de méchants en réunion, le cahier des charges interminable du je vais te tuer en 45 minutes chrono et une espèce de méchant totalement mégalomane qui veut se payer James pour un prétexte aussi absurde qu’incroyablement puéril et dont Sam Mendes fait l’un des méchants les plus emblématiques et récurrent de la saga.
Relire à postériori les interviews de Daniel Craig et son sentiment sur le personnage en dit long effectivement sur le film où il a l’air de se faire royalement chier au service de Sa Majesté.

 Avec un Christof Waltz plutôt totalement à côté de la plaque, un scénario qui décapite les pâquerettes ou enfonce des portes ouvertes pour faire passer l’air qui circule dans le cerveau des scénaristes, des lieux mille fois vus, des scènes mille fois tournées et une renaissance des gadgets et invraisemblances comme l’époque des Pierce Brosnan en avait le secret on s’approche du pire.

 Mais quand en plus on lui colle la monocorde, mono expression, Lea Seydoux dans son lit qui ressemble plus à une gamine immature hypersexuée qu’à une femme fatale à la hauteur de Vesper Lyndt, la coupe est pleine. L’alchimie de fonctionne pas là où on sentait une passion charnelle à couper au couteau entre Vesper et Bond. Impossible de croire une seconde que l’agent puisse oublier et son célibat et sa seule et unique passion amoureuse dévorante pour une telle écervelée.

Spectre 01
C’est ce qu’on appelle finir en eau de boudin (blague zodiacale inside).

De son prégen à son dénouement invraisemblable (ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants) en passant par la platitude totale de son générique, Spectre fait encore pire que Quantum Of Solace en se classant parmi les 7-8 plus mauvais Bond de la franchise, main dans la main avec ceux de Pierce Brosnan qui en plus, s’est permis de donner des leçons. On croit rêver…

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