Rogue One – Starwarsus Interuptus

Rogue One Poster - n'y allez pas c'est de la merde

Genre : Aventure, Science Fiction Durée : 2h14 Note : 08/20

Réalisé par : Gareth Edwards Acteurs :  Felicity Jones, Diego Luna, Ben Mendelsohn, Forest Whitaker

Un film sombre, torturé, noir. Une mission suicide, à la ninja, pour aller voler les plans de l’étoile noire, des héros charismatiques, voilà ce qu’on nous avait vendu dans les bandes-annonces de Rogue One avant de nous le balancer sur les écrans. La prochaine fois, pour être parfaitement vulgaire, autant nous chier directement dans les yeux, ça ira plus vite. Rogue One n’est rien de ce volet spin off indépendant et guerrier que l’on nous a vendu. Pas loin de la série téloche, on a un nouvel espoir dans les quelques premières minutes pour finir dans un WTF monumental au bout de la scène d’introduction des personnages principaux.

La faute à montage désastreux, qui va achever tout le film de ces cuts mal placés, de ces raccourcis insensés, de ces regards mal respectés et j’en passe. L’exemple le plus formidable ? La petite fille, couchée dans l’herbe à 800 mètres des montagnes dans une plaine peuplée de Stormtroppers d’élite et qui voit son père se faire assassiner sous ses yeux, se retrouve un plan plus tard, au milieu des montagnes talonnée par les mêmes stormtroopers totalement benêts.

Rogue One 01 - n'y allez pas c'est de la merde

J’utilise volontairement le terme achever parce que très franchement, le film n’avait pas besoin de ce choix de plans ou de ce montage très amateur pour se viander comme une grosse merde de tawn-tawn en plein dans la neige. L’ensemble du bousin est d’une telle mièvrerie, les personnages tellement clichés, les méchants si peu charismatiques et l’histoire tellement affreusement peu travaillée dans sa dramaturgie qu’on est à des galaxies très lointaines du modèle dont le réalisateur se réclamait : L’Empire Contre Attaque.

De l’héroïne principale qui va rencontrer son Han Solo affublé de son Chebacca sous la forme d’un robot fusion de C3PO, Sheldon Cooper et Chewie. Du sidekick transfuge de l’empire un peu rigolo et bras cassé, seconde caution humour de l’ensemble. Du duo de vrai-faux Jedi et gros bourrin dont la relation trouve un écho Gayfriendly chez certains alors que ouais bon il faut bien chercher quand même, voire faut pas déconner.

Rogue One 02 - n'y allez pas c'est de la merde

Des hommages aux référentiels appuyés aussi subtilement qu’un A380 sur un coupure à l’auriculaire. Des clichés gros comme une planète, des passages dont l’utilisation encore aujourd’hui devrait être punie par la castration au sabre laser. Des traits forcé des dialogues et aux traits d’humour lourdingues qui arrivent comme un Wookie sur un potage aux asperges. Rogue One essaie tellement d’être cool, d’être dans le sujet, de donner cette ambiance entre nonchalance et courage, décontraction et action qu’il se ramasse la gueule avec fracas à peu près autant que ses blagues à deux balles qui donnent envie de dire « mais tu vas la fermer ta gueule ».

En voulant ressembler aux Gardiens de la Galaxie, il ressemble à peine au Vigile du Monoprix.

Rogue One peine à soulever un soupçon d’enthousiasme, à peine un plaisir passager dans certaines scènes qui l’empêche d’être une vraie merde galactique. Au lieu d’en faire un long, ils auraient mieux fait de se caler une bonne série Netflix sur une saison pour développer l’ambiance, les persos et l’intrigue. Reste que dans le format ciné et l’estampille Disney, il est assez évident aujourd’hui qu’il sera difficile de faire des miracles avec Star Wars.

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