Restless – We’re lasting so less time on earth

Genre : Drame  Durée : 1h35  Note :  15/20

Réalisé par :  Gus Van Sant Avec : Mia WASIKOWSKA, Henry HOPPER

En pleine phase terminale de son cancer, Annabel Cotton a une admiration sans faille pour  la nature et la vie, quand elle rencontre a un enterrement Enoch Brae, elle est séduite immédiatement. Ce jeune garçon dont le meilleur ami est un kamikaze japonais décédé se joint à tous les enterrements qui passent a un dégoût total de la vie depuis que ses parents sont tragiquement décédés dans un accident de voiture. La rencontre de ces deux personnages hors norme donnera naissance à une relation exceptionnelle, plus forte que la mort et que les codes établis.

On connait Gus Van Sant pour son incroyable capacité à saisir toute la sensibilité et toute la complexité adolescente sans jamais tomber dans la mièvrerie et le teen movie à gros violons. Il nous l’a prouvé dans Elephant ou Panaoïd Park.  Alors que beaucoup seraient tombés dans le piège de la romance larmoyante avec l’histoire de ces deux individus liés par une échéance tragique, le réalisateur nous plonge dans une histoire profonde, à la fois actuelle et touchante, profonde et émouvante, effleurant la surface des protagonistes pour plonger au cœur de leur complexe et attachante personnalité et des sentiments qu’ils se portent mutuellement.

D’Annabel (Mia Wasikowska) qui savoure la vie à pleine dents, subjuguée par la beauté de la nature, la vie des oiseaux, se rêve ornithologue,  rêve qu’elle continue de caresser malgré la tragique échéance qui plane au-dessus de sa tête à Enoch (Henry Hooper) en être meurtri se réfugiant dans une amitié imaginaire et « absent » du monde des vivants, les personnages de Gus Van Sant se rencontrent et valsent dans une histoire d’amour délicieusement  envoûtante, savoureusement tendre, délicatement triste.

La spontanéité de leur complicité, la délicatesse de leurs échanges, la tendresse de leurs étreintes fugaces se fond parfaitement sur la bande son pop rock qui porte le film sur un fleuve tranquille de sérénité et d’amour alors que le fond de ce qu’il raconte est d’une tristesse et d’un injustice des plus cruelles. Il y a du Baudelaire et du Shakespeare dans ce film magnifique qui bien au-delà d’une profonde mélancolie nous laisse une envie d’aimer la vie et de l’apprécier à sa juste valeur en prenant soin de ceux qu’on aime, en profitant de tous les moments qu’elle nous offre.

Piotr

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