Renaissances – Dégénérescences

Affiche Renaissances - N'y allez pas c'est de la merde

Genre : Action, Science-fiction, bouse totale Durée :  1h56 Note : 04/20

Réalisé par : Tarsem Singh Acteurs :  Ryan Reynolds, Natalie Martinez, Ben Kingsley

Damian Hale, richissime magnat new-yorkais travailleur, manipulateur arrive en phase terminale de son cancer. Les moyens financiers conséquents dont il dispose lui permettent de céder aux avances de Phénix, un société qui propose de transférer son esprit dans un corps plus jeune. Avec toutes les conséquences que cela comporte.

Self/Less, le titre du film en anglais annonçait déjà la couleur. Selfish/Less originality. Le nouveau film de  Tarsem Singh, c’est un peu Faust 2015. La transposition d’un corps à l’autre pour revivre à nouveau a alimenté la littérature de tous genres comme la téléréalité alimente la médiocrité et la régression intellectuelle des jeunes adolescents. Le sujet est éculé, utilisé et du coup, on attend un peu de nouveauté dans cette réinterprétation moderne de petit film de SF contemporaine à une époque d’homme augmenté. Dommage, pour avoir un résultat, comme à la CPAM ou après avoir fini la lessive, il faudra repasser.

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Comment savoir ce que ça fait d’être un bas-résille taille 12 ans sur le cul de Kim Kardashian

Renaissances est d’un ennui mortel. On prie pour que le scénario ressuscite les grandes années de la SF. Au lieu de ça, le réal, déjà responsable du massacre de The Cell, enfonce dans la tombe l’espoir des spectateurs de voir un bon film et ne prend même la peine de déposer une couronne mortuaire mais défèque une bonne grosse merde pour fertiliser les rentrées d’argent du studio qui l’a produit. L’histoire qui démarre comme l’épisode filler d’une série paranormale se mue rapidement en une pauvre fable philosophique sur l’éthique médicale qu’on voyait venir à dix kilomètres en espérant qu’elle ne pointe pas le bout de son nez. Et des dialogues lourdingues comme un couscous au Waterzoei à l’histoire ponctuée de rebondissements complètement à côté de plaque, le film plonge assez vite dans des longueurs interminables, narcoleptiques, qui se disputent à un lourdingue dénouement tellement téléphoné que même mon boxer chocolat y aurait pensé. Sage Ed Wood !

SELF/less
Regarde bien autour de toi Natalie, avec un peu de chance, tu arriveras à trouver mon naturel quelque part.

Tarsem Singh qui avait déjà massacré une très bonne idée avec The Cell explose ici les compteurs en pulvérisant une idée totalement convenue et mille fois traitée. En confiant à Ryan Reynolds le rôle principal, il fait une erreur monumentale. Si l’acteur se débrouille plutôt bien dans la comédie, son rôle de vrai-faux Jason Bourne du pauvre sorti de son congélo pour servir de véhicule à un salaud arriviste qui se décide de se racheter une conscience tout d’un coup sans prévenir donne un résultat vraiment lamentable. Poussif, maladroit, yeux de chien battu, on n’y croit pas une seconde ni à son personnage, ni à son interprétation.

Comment une boite capable de transférer l’esprit d’un corps dans un autre n’est-elle pas capable d’effacer la mémoire de ce corps ? Comment un mec qui a vécu par le feu et la manipulation toute sa vie se décide tout d’un coup à changer et à s’acheter une morale ? Pour faire un scénar vous allez me dire ? Si c’était juste pour ça, franchement, il aurait mieux valu ne même pas se casser le cul à écrire une ligne conduisant à ce navrant résultat. À aucun moment le, les scénaristes qui sait, n’ont même pas du remettre leur boulot à plat pour se dire : bon maintenant qu’on a la base, comment est-ce qu’on va nourrir tout ça ? Du coup, c’est régime et ceinture à la fois.

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Dire que j’ai refusé de jouer dans Ant-Man et que c’est Michael qui a eu le rôle… Faichié !

Renaissances fait partie de ces films qui fleurissent sur les écrans, frôlent le direct-to-DVD et offrent aux spectateurs le minimum syndical pondu par une CGT vérolée aux pots-de-vin de la hiérarchie patronale. Les spectateurs les moins exigeants y trouveront peut-être leur bonheur, pour ma part, ça a surtout un sommeil profond.

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