Pirates des Caraïbes 5 : la Fontaine de Jouvence

Genre : Comédie/Aventure  Durée : 2h17   Note : 10/20

Réalisé par : Rob Marshall Avec : Johnny Depp, Penelope Cruz, Ian McShane

Forcé d’être « à l’ancre » en plein Londres,  Jack Sparrow se retrouve impliqué dans une chasse à la fontaine de jouvence par une ancienne amante éconduite qui prétends être la fille du célèbre Barbe Noire. Poursuivis par la marine anglaise elle même menacée par la marine espagnole la bataille s’engage pour être le premier à profiter des merveilleuses vertus de la fontaine qui donne la vie éternelle.

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Critique : Quatrième opus des aventures du pirate à la fois le plus borderline et le plus übersxuel de la mer des caraïbes, La Fontaine De Jouvence de déroge pas à la règle et le film est un savant mélange d’aventures rocambolesques, de phénomènes paranormaux, de magie, de répliques au second degré, d’humour à l’anglaise, de personnages hauts en couleur et de paysages sauvages et parfois paradisiaques.Cependant à trop tirer sur les écoutes on finit par perdre un peu de lof et à ne plus naviguer dans des eaux si accueillantes en spectateurs.

Je m’explique pour qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit. La Fontaine De Jouvence n’est pas un mauvais film. Au quatrième opus d’une saga qui en comptera vraisemblablement cinq certaines choses commencent à essouffler et voir un Johnny Depp faire du Jack Sparrow s’apparente un peu au phénomène français « Jackouille la fripouille ». On a vu, a compris, ça fait rire, mais bon, voilà quoi… ça lasse. Un peu comme bouffer du Cheesecake à tous les repas ou se taper des sushis qui tuent à tous les repas. Johnny lui-même en ayant assez de jouer les pirates, ses enfants s’en étant un peu lassés également, il raccrochera les dread à la fin du 5ème. Je le sais, c’est la meilleure amie de la secrétaire de ma sœur qui habite le même quartier et dont les enfants vont à la même école qui me l’a dit, elle le tiens de Vanessa à ce qu’il parait. Ou alors ce sont sa fille qui l’a dit à la sienne. Enfin Bref !

Voilà ce qu’on se dit à la fin de cet épisode. So what… Ce n’est pas un mauvais film, il y a une bonne ambiance rigolote, bon-enfant genre je me prends pas au sérieux et je vogue sur la mer des caraïbes avec le flegme d’un lord anglais aux allures d’un Rolling Stones tout en faisant des blagounettes à droite à gauche qui a le don d’agacer les méchants et de faire rire les plus petits. Mais très honnêtement l’histoire et formidablement prévisible, il n’y a pas de surprise même à la fin, il n’y a pas de méchant très charismatique car même le mythique Barbe Noire, la terreur absolue de l’époque ressemble à un gentil Demis Roussos qui aurait fait tomber des cendres dans sa barbe. Véracité historique respectée, Barbe Noire, BN pour les intimes, Choco BN quand il avait bronzé mettait réellement le feu à sa barbe pour se donner un côté terrifiant.

Mais bref, le réalisateur a eu beau rajouter une histoire d’amour à deux balles entre un cureton et une sirène (je ne vous gâche pas le moment d’émotion que suscite la découverte de son prénom), quelques beaux bateaux et beaux paysages, la sauce prends moins que dans les opus précédents. Moins pêchu, moins fin dans les dialogues, moins inventif dans l’univers, moins charismatique dans l’interprétation, la sage s’essouffle, haletante pour j’espère se conclure dans un ultime élan de créativité lors du prochain et dernier épisode. Mais très franchement, je n’y crois pas trop… Wait and see.

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