Paradise Lost – Lost in Paradise

Critique Paradise Lost - N'y allez pas c'est de la merde

Genre : Biopic, Action, Drame  Durée :  1h54 Note : 10/20

Réalisé par : Andrea Di Stefano Acteurs : Benecio Del Toro, Josh Hutcherson, Claudia Traisac

En Colombie, à la fin des années 80, Nick et son frère, deux Canadiens décident de monter un petit hôtel et un club de surf. Très vite, Nick va rencontrer Maria, une très belle jeune femme dont l’un des membres de la famille est une gloire locale, le très aimé, mais aussi terriblement redouté Pablo Escobar.

Le biopic est un exercice récurrent du cinéma. Plutôt terriblement casse-gueule, nombreux sont les réals qui sont tombés dans la lente et soporifique écriture systématique des évènements de la vie de leur héros pour livrer un film systématique et sacrément scolaire. Pas facile non plus de dégotter l’acteur idéal pour incarner le bonhomme ou la bonne femme en question.

Si au départ l’idée de Paradise Lost était de raconter par l’intermédiaire de personnages extérieurs, quelques moments de la vie D’escobar, héros cinégénique par excellence, ce type auréolé d’une aura frissonnante de crainte et de respect, le concept connait vite ses limites. On se focalise alors bien plus sur le destin de Nick et de Maria, héros quasi uniques du film, plongés dans l’entourage du baron de la drogue sud-américain. La prestation en toute subtilité de Benecio Del Toro passe alors malheureusement plutôt à la trappe face à une histoire assez laborieuse et réalisée non sans talent, mais plutôt sans réelle inspiration.

Une narration poussive, un film doté de peu d’enjeux, Paradise Lost proposent un regard beaucoup trop extérieur pour arriver à ressentir un réel frisson, tout au plus une légère crainte pour le destin de Nick en Mr Padbol « je tombe juste sur la nana qu’il faut pas ». La description de « Tonton Pablo » se fait alors assez paresseuse et laborieuse, distillant un Escobar généreux et famille, pathétique et antipathique, cultivé et grand gamin, manipulateur ou chef de guerre.

Au-delà de la mécanique Escobar de corruption, politique, manipulation, terrorisme qui est survolée, on regrette de ne pas cerner plus l’homme derrière le Baron légendaire qui révolutionna le trafic de drogue comme Steve Jobs changea la donne en matière de téléphone mobile.

On s’en trouve alors totalement d’autant plus frustré de voir le pauvre Del Toro, brillant comme lors de sa prestation du Che, se retrouver dans ce qui s’apparente plus à un bon téléfilm qu’à un véritable biopic fouillé, documenté, composé et jouant avec les codes pour retranscrire cette crainte-fascination que l’on éprouve pour des hommes aussi exceptionnels qu’Escobar.

Avis sur “Paradise Lost – Lost in Paradise

  1. Effectivement on n’a pas les mêmes goûts ni la même façon de voir les choses.

    Je l’ai vu ce film, j’étais enthousiaste à l’idée de le voir car moi aussi je voulais un biopic , quelque chose de réaliste qui n’aille ni vers la masturbation sur le personnage (qui a le don de m’agacer), ni l’inverse;

    Un vrai portrait quoi. Mais en sortant du film je me suis juste dit que c’était un bon thriller. Et quelle déception quand j’ai lu quelque part que cette histoire n’était même vraie..

    Donc ils sont à côté de la plaque niveau biopic. Et ce ne serait certainement pas la série « Narco » qui sauvera les meubles.

    Cette dernière aurait le don d’agacer les Colombiens, tout d’abord parce que la DEA s’attribue tous les mérites de sa capture, et ensuite parce que l’acteur principal qui fait Escobar est un Brésilien qui a du mal à cacher son accent…

    Bref, malgré le respect que j’ai pour Benicio Del Toro je pense que c’est pas gagné un biopic sur Escobar.

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