Noé – Coulé

Genre : Biblique Durée : 2h18 Note : 10/20

Réalisé par : Darren Aronofsky Acteurs : Russel Crowe, Jennifer Conelly, Emma Watson, Douglas Booth, Logan Lerman

 

Choisi par dieu pour sauver toutes les espèces animales de la planète avant que le déluge ne submerge la terre, Noé entreprend de construire une gigantesque arche à bord de laquelle les animaux prendront place par couple. Une construction qui ne se fera pas sans heurts et pertes.

Presque tout le monde sur la planète a au moins une fois entendu parler de l’Arche de Noé. Cette histoire biblique de purge de l’humanité par un dieu vengeur, d’animaux en croisière et débarqués pour repeupler la terre et lui redonner son visage de paradis originel a tout pour plaire. Colère, intervention et mission divine, péché de l’homme et miracles en pagaille, c’est un récit à suspense et qui plus est, qui touche à la religion de beaucoup de personnes.

Aronofsky, que l’on savait déjà particulièrement emprunt de mysticisme avec Pi et The Fountain était alors tout désigné pour saisir la lourde charge de porter l’histoire à l’écran. Une vision bien particulière fidèle au récit biblique certes, mais qui avec son côté fourre-tout, oscille entre l’héroic-fantasy et le documentaire National Geographic sans sublimer le souffle épique dont le film sait très rarement faire preuve.

Faut le dire franchement : Noé est un film chiant comme la pluie. Sorti de quelques magnifiques transitions stylistiques qui en fichent plein les yeux pour pas un rond, l’ensemble du film est une sorte de très, très beau Jour d’Après bis à la sauce new-âge filmé dans un Islande superbe avec un Noé shooté aux illuminations divines et extrémiste religieux jusqu’au bout des cheveux.

Bien décidé à ne pas laisser un seul survivant de la fange immonde qu’est devenue l’humanité à par sa propre famille, Russel Crowe façon Gladiator, montagne de barbaque, se fait le bras vengeur du dieu qu’il sert. Implacable, impeccable, monolithique ce n’est pas lui qui plante le film, mais bien au contraire l’accumulation de scènes décousues façon  versets religieux. N’évitant pas la grandiloquence pompeuse presque péplumesque de ces grandes fresques inspirées de dialogues interminables et de leçons sur l’humanité et ses travers. En moins subtil il y a Conan le barbare sinon.

Noé est une accumulation des genres, du drame familial au film catastrophe, un mélange imparfait qui finit par perdre le film, autant que l’invraisemblance totale des différents rebondissements (créatures et interventions divines mises à part). Très riche visuellement, mais finalement assez pauvre dans ses dialogues et son histoire de huit clos familial pourave et sa réflexion lourdingue sur le bien et le mal., ce Titanic à l’envers ne connaitra pas le destin de son cousin multi-oscarisé.

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