No Pain no Gain – Gonflette gonflante

Genre : Policier, action, comédie  Durée : 2h09  Note : 08/20

Réalisé par : Michael Bay Acteurs : Ed Harris, Marl Wahlberg, Dwayne Johnson

 

Une bande de culturistes américains échafaudent un plan délirant pour faire fortune : Enlever un richissime homme d’affaires et tenter de lui soutirer une rançon. Un plan qui demande intelligence, organisation et  talent. Trois qualités dont sont parfaitement dépourvus ces aspirants criminels.

Inspiré d’une histoire vraie, de vrais débiles, une escalade de gags crescendo… Voilà ce que promettait sensiblement No Pain, No Gain sur le papier. Et il faut dire que c’était alléchant quand on connait le don de Mark Walhberg pour la comédie. Non, mais sans rire, ce type au regard de cocker arthritique et à l’attitude très boys band du « qu’est-ce que je fous là, j’ai l’air trop ridicule » a une présence comique assez intéressante lorsqu’il joue de demeurés à côté de la plaque. En tout cas en regard du néant comique total que provoque son néanderthalien partenaire : The Rock, Dwayne Johnson pour les intimes. Finalement, je ne sais pas si la comparaison est flatteuse pour Marky Mark. N’empêche, que si le trio potache fonctionne assez bien, il faut le reconnaitre et que toute la clique donne l’impression de s’être bien marrée en faisant le film, ce n’est pas franchement le cas du spectateur de la séance qui ressortira avec l’impression que l’on lui a gentiment inséré un haltère dans le séant.

Réalisé par mon grand ami Michael Bay, grand pourvoyeur de navets à succès épileptiques pour le spectateur adolescent moyen abruti jusqu’à la moëlle de cinéma bas de gamme, No Pain No Gain montre avec brio que le papa du cinéma au ralenti, véritable Luc Besson américain et combleur de vide à l’écran devant ses pairs est aussi à l’aise pour enlaidir une pellicule dans une pseudo comédie cynique à deux balles que dans un gigantesque grand huit vomitif bourré de robots aussi imbuvables que l’acteur principal qui leur sert d’intermédiaire terrien.

D’aucuns, très sérieusement, saluent la performance de Michael d’avoir su tacler le rêve américain d’un coup de caméra macabre et corrosif, ne leur en déplaise, je ne vois dans No Pain No Gain qu’une très très timide tentative de bousculer un peu les codes du rêve américain et qu’en matière de cynisme, certain ont quelques wagons de retards ou alors ont un niveau d’exigence proche des meilleurs Plus Belle La Vie. Il ne faut pourtant pas avoir vu beaucoup de films de bras cassés pour se rendre compte que celui-ci navigue dans les limbes de ce que l’on peut attendre en matière de crescendo dans la connerie et de chute dans les emmerdes en essayant de se rattraper aux branches.

Le film se classe très vite au rayon des trucs à mater un dimanche quand on est seul sous la couette, il est souriant en quelques situations, mais son manque d’entrain, de caractère, de nervosité, ne suffit pas a remplir le gouffre de manque d’originalité de cette fête à neuneu shootée aux hormones et aux stéroïdes.

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