Mission : Impossible : Protocole Fantôme – Dur du genou, mou du cul

Genre : Aventure, action drame Durée : 2h13  Note :  7/20

Réalisé par :  Brad BIRD Avec : Tom CRUISE, Jeremy RENNER, Simon PEGG, Paula PATTON, Léa SEYDOUX

Ethan Hunt est de retour. Après s’être échappé d’une prison où il était retenu, le voilà en mission au sein du Kremlin pour la pire infiltration de sa vie, une mission qui échoue lamentablement et se finit par l’explosion totale du bâtiment. Accusé d’être un terroriste, désavoué comme tout le département Mission : Impossible, il se voit obligé de lancer le protocole fantôme et part en mission avec quelques membres pour laver l’honneur de l’IMF (Impossible Mission Force) et déjouer un attentat nucléaire qui plane sur le monde.

A 50 ans, Tom Cruise a une patate d’enfer, autant le dire tout de suite, le gusse mouille la chemise et fait dans le spectaculaire. Le très spectaculaire. L’agent qu’il joue, Ethan Hunt tiens autant de Batman et de Spiderman que du Terminator dans il est à l’aise sur terre et dans les cieux en semble absolument indestructible et insensible au moindre impondérable qui pourrait lui arriver. Virevoltant au sommet de la plus haute tour du monde, explosant juste à coté du Kremlin, échappant à la mort et aux tempêtes de sable l’agent le plus impossible du monde à autant le don pour se foutre dans les situations les plus compliquées que pour atteindre un niveau improbable de nullité lorsqu’il s’agit d’apparaître dans un film qui tente vainement de faire renaître de ses cendres une guerre froide du pauvre menée par un richissime magnat complètement vrillé dans sa tête.

Carnet de voyage spectaculaire admirablement mis en scène par un M. PIXAR le film pêche malheureusement par son scénario. Totalement décousu, celui-ci tire sur la longueur comme les scénaristes de Plus Belle La vie tirent sur l’imbécilité de leurs spectateurs pour leur servir une bouillie infecte et indigeste, MIPF, est long, très long, beaucoup trop long. Le film qui aurait gagné à être écourté d’un pays est d’une invraisemblance totale, doté d’un scénario aussi plat que la morne plaine de Waterloo et surtout pourvu d’une quantité invraisemblable de longueurs monotones qui blessent nos cœurs d’un profond ennui et qui nous fait dire au bout d’une heure et demi.

-« Ca alors, merde, qu’est ce qu’on se fait chier quand même ! »

Car c’est ça le plus produit de MIPF, faire un film aux scènes d’action absolument spectaculaires, nul doute là-dessus mais qui au final se révèle d’un ennui profond, d’une lenteur effrayante, laissant dans les orbites ce regard amer et triste qu’on s’est foutu de notre gueule et qu’on a essayé tant bien que mal de tisser un semblant de début d’ersatz de scénario avec ses touches d’humour (réussies, merci Simon PEGG) pour essayer de relier ces moments de bravoure à l’aide d’un gros câble rouge cousu du fil blanc dont l’extrémité fini par faire « schplof » comme un pétard mouillé.

Reste que les acteurs principaux restent enfin, pas très convaincants, Cruise et Pegg mis à part. Le premier pour le physique et certainement pas pour son jeu d’acteur, le second pour son jeu d’acteur mais pas trop pour son physique.

Renner, qui n’était pourtant pas mauvais de The Town, joue avec merveille une brutasse intergalactique mais s’enfonce  misérablement lorsqu’il s’agit de faire sortir une émotion autre que « mon poing dans ta gueule ».

La sculpturale Paula Patton elle, joue… Une bombe sexuelle, point barre. Coincée du cul, coincée du dialogue, coincée de la répartie coincée des émotions. Il ne ressort de son personnage rien d’autre que l’image de la gourdasse animée d’un d’esprit vengeur mais incapable de jouer correctement la comédie. La petite française du film enfin, la splendide et froide (j’adore) Léa Seydoux (Fille du patron de Pathé, Nièce du PDG de Gaumont), fait bien mieux qu’elle en alignant beaucoup moins de dialogues.

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