Man Of Steel – Golden Boy

Genre : Comédie foirée Durée : 2h23 Note : 15/20

Réalisé par :  Zack Snyder Acteurs : Henry Cavill, Russel Cowe, Michael Shannon, Kevin Costner, Emy Addams

Quand la planète Krypton est détruite, un petit garçon est envoyé sur terre pour sauvegarder le souvenir des enseignements amassés sur Krypton pendant des années. Arrivé sur terre, il grandit vite en se rendant compte qu’il n’est pas comme les autres et possède une puissance bien plus importante que les autres. Commençant un périple à la recherche de ses origines et il va-vite devenir Superman, un sauveur et un espoir pour la planète terre, bientôt en proie à un très grand danger.

Au milieu de la fange cinématographique qu’est une partie de sa filmo, Snyder a su faire émerger Watchmen, dans une moindre mesure 300 et ce magique et ce gentil tout plein Men Of Steel qui assène une gifle supermanesque à ses prédécesseurs en plongeant dans ce qui fait aujourd’hui le sel d’un film de superhéros, l’exploration de sa psyché et de son moi intérieur dans un monde contemporain.

Bon Clark ne va non plus s’asseoir sur le divan, je vous rassure, mais ce Superman, surtout dans sa première partie possède une intelligence, un montage parfaitement millimétré et cadencé et souffle épique comme on a rarement vu depuis les pérégrinations chiroptéraires de Bruce Wayne. Et si le film verse ensuite assez vite dans une avalanche d’effets spéciaux à faire trembler les mur sur la musique épique de John Williams, à faire s’effondrer les villes et s’envoler le budget effets spéciaux en même temps que notre attention, Man Of Steel ne vaut en fait le coup d’œil quasiment que pour la puissance narrative de ces trois premiers quarts d’heure durant lesquels, de flashbacks en morceaux de bravoure, l’on voit la destruction de Krypton dans une apocalypse de toute beauté, puis sur terre, se façonner le personnage de Clark Kent en Superman, muscles saillants, propres à aire complexer la fine brindille que je suis et à enflammer les sens et la culotte de la jeune femme qui m’accompagne au cinéma. Encore une fois, ce n’est pas du Bergman, c’est très survolé, mais la construction lente et patiente d’un personnage est suffisamment rare pour être soulignée.

Reste le reste… Dans toute sa longueur et dès l’arrivée des grands méchants, se soufflé retombe un peu pulvérisé par les effets spéciaux, immenses, apocalyptiques, on sent ce Superman osciller entre les comics américains et la démesure de leurs lointains cousins, les mangas. Il y a dans Man of Steel, la démesure totale d’un Dragon Ball Z en même temps que l’on y retrouve le souffle épique américain du comics de Siegel et Shuster, les créateurs originaux. On retrouve d’ailleurs, Toriyama, l’auteur de Dragon Ball ne s’en est jamais caché, des codes vestimentaires et généalogiques communs entre les deux héros (couleurs du costume, survivants d’une planète disparue dans un cataclysme, tous deux rattrapés par un psychopathe ivre de pouvoir, supériorité, mais générosité par rapport aux humains et j’en passe…), mais là n’est pas le débat. L’ambiance générale cross-over nippo-américain caractéristique de Snyder et qu’il avait tenté d’instiller avec ses midinettes schoolgirls jupes raz-la-foufoune dans Sucker Punch débouche sur une pluie d’effet spéciaux qui a longue lasse par son effet de déjà-vu. C’est encore une fois une course à la surenchère, certes plus lisible à l’écran que certaines autres scènes d’action de blockbusters mais assez tout de même pour avoir envie que le manège ne dure pas trop longtemps.

Non Man of Steel n’est pas une merde sans nom, loin de là, c’est sans doute le meilleur épisode jamais réalisé depuis le film de 78 de Richard Donner. Il possède la  fraicheur et la même spontanéité d’un personnage jeune en devenir et nous fait passer un très bon moment. Il est bourré de références christiques d’abord (normal quand on voit la place de la religion aux US), cinématographiques ensuite. Snyder entoure son héros Henry Cavill d’une belle brochette de seconds rôles : Un magnifique Russel Crowe, un très bon Michael Shannon, un touchant Kevin Costner, un amusant et très rond Laurence Fishburne et une jolie, mais insipide Amy Adams en Lois Lane toujours un peu concon sur les bords.

Non, vraiment, ce superman n’est pas un ratage. il manque juste peut être de réalisme, d’humanité, de drame et de crudité (non ! pas les légumes bande d’ignares :) ) dans sa seconde partie où l’être humain et son destin funeste est totalement effacé, comme annihilé par la puissance déployée lors de l’affrontement des deux héros titanesques de l’histoire. Un trait que l’on retrouve encore dans les anime et les mangas de DBZ. Un retour aux sources en somme.

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