Lock out – Loque in


Genre : Action à la con Durée : 2h20  Note :  01/20

Réalisé par :  James Mather, Stephen St. Leger Acteurs : Guy Pearce, Maggie Grace

Emilie Warnock, la fille du président des uSA en 2079 arrive pour une mission humanitaire sur la station spatiale et prision MS1. Cette prison spatiale expérimentale héberge en cryo-spommeil, en stase plutôt, 500 des criminels les plus dangereux au monde. Dont la bonne âme qu’elle es vient vérifier le bon traitement. Au moment d’un entretien avec un prisonnier, ce dernier s’échappe et provoque une véritable émeute en réveillant la totalité de la population carcérale. Alors que jeune femme est retenue parmi les otages, un seul homme sur le point d’être envoyé en prison est envoyé sur MS1 : L’agent Snow. Une mission qui lui permettra également de retrouver un de ses amis, le seul à pouvoir prouver son innocence.

Lock out est encore une perle du cinéma de Luc Besson. Un film atrocement brouillon où les acteurs enchainent des dialogues clichés et improbables avec le charisme d’une borne kilométrique à la vitesse de voitures survitaminées sur des routes allemandes. Une bouillie hystérique de plans zappés plutôt que montés dans laquelle des méchants forcément caricaturaux forcent tellement sur leur accent irlandais qu’on ne comprend plus un traitre mot de ce qu’ils disent. Un film typique de ce cinéma que notre chantre de la série B à deux balles affectionne et dont la brillante originalité se résume à l’équation : Mec bourrin + pute / méchants très méchants = S où S est un scénario qui défini à lui seul le concept de vide sidéral.

Une bouse tellement infâme dont les enjeux scénaristiques s’auto-parodiant dans une explosion de connerie totale n’ont rien à envier à un épisode de Hawaii police d’état version M6 et où les effets spéciaux de l’incompréhensible poursuite de moto du début du film en tête, semblent avoir été réalisés il y une quinzaine d’années sur une vieille silicon graphics 3 ans d’âge et avoir été montés par un abruti bourré au bourbon lui même coupé aux amphétamines.

Cet ersatz infect, mash-up total des plus gros succès des années 80 et 90 (Die-hard, New-York 1997, Fortress, Les ailes de l’enfer et j’en passe) peine à nous tenir éveillé tant l’invraisemblance totale des situations, la pénibilité de l’intrigue et le nombre de scènes déjà vues milles foies en mille fois mieux réalisées nous font nous enfoncer profondément dans un profond ennui et nous pousse à compter avec notre séant le nombre de ressorts qui composent notre inconfortable siège de cinéma.

Guy Pearce pourtant phénoménal dans Memento compose ici certainement son plus mauvais rôle et est secondé d’une lobotomique blonde façon « pain in the ass », fille-du-président-merci-de-l’originalité, qui n’est jamais au grand jamais aussi agaçante que la plupart des sidekicks féminins casse-burnes que l’on a déjà eu l’habitude de voir dans les grosses productions qui ont inspiré notre duos de réalisateurs au nom de marque de lessive.

A sa manière, le film explose tous les standards du genre renvoyant Taken, Colombiana et Torque au rang de chef d’œuvre du 7ème art. Entre des méchants aussi terrifiants qu’un caniche arthritique et une violence édulcorée pour ne pas choquer le chaland, on se demande comment un être humain prétendant aimer le cinéma puisse déféquer sur un écran une si incroyable accumulation de poncifs et de copiés-collés, pillant honteusement le patrimoine du cinéma d’action.

Pourtant, on en vient quand même devant l’étalage nauséeux multiréférentiel qu’est Lock Out, à encore être subjugué par l’invraisemblance totale de la fin du film qui relègue Félix Baumgartner au rang de poussif parapentiste et dans laquelle notre duo de héros saute depuis la station spatiale avant de traverser l’atmosphère comme on se balade dans un jardin public puis d’ouvrir leur parachute à 120.000 pieds sans geler sur place et se poser sur une autoroute comme une fleur où la police les attendent tranquillement. Le tout expédié en 30 secondes. Si ça ne s’appelle pas torcher la fin de son film je me demande ce que c’est.

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