Les Stagiaires – Merci on vous rappellera

Genre : Comédie foirée Durée : 1h59 Note : 07/20

Réalisé par :  Shawn Levy Acteurs : Vince Vaughn, Luke Wilson, Rose Byrne

Deux quarantenaires commerciaux purs et durs se voient licenciés de leur emploi et décident de se reconvertir dans le milieu des nouvelles technologies, qui à repartir de zéro en postulant comme stagiaire chez Google.

À vrai dire, on ne s’attend pas à grand-chose en allant voir les stagiaires pour fuir un peu la chaleur estivale. Et même lorsque l’on ne s’attend à pas grand-chose, on arrive à être surpris par le manque d’innovation de recherche, de spontanéité et d’inventivité qui se dégage de ce film. La recette est simple.

On se moque bien gras de l’américain moyen shooté par la crise en plein vol, totalement déphasé avec son époque comme le sont les papas et mamans du cœur de cible du film. On rajoute une bonne dose de « je vais m’en sortir, je suis né sous la bannière étoilée » et on saupoudre ça d’humour surtout pas borderline, bien gentil comme il faut en l’enrubannant bien dans un branding bankable à mort et objet de tous les fantasmes du « geek » (je déteste ce mot utilisé aujourd’hui à tort et à travers) Google et son Google Campus. L’entreprise branchée par excellence, il est vrai reine du confort de ses employés qui à tout compris au management et à l’innovation technologique apparait ici sous toutes les coutures dans une coolittude exacerbée, explosant sur les écrans son esprit, il faut le reconnaitre, très alléchant. D’aucuns y verront une gigantesque campagne marketing à moindres frais qui en soit, d’autres comme diront que c’est de bonne guerre quand on prête ses locaux et que de toute façon, le film est centré sur l’entreprise elle-même. Phare et référence absolue de la start-up qui a tout gagné et futur big Brother mondial qui finira par contrôler même ce qui sort de notre trou de balle un de ces 4 vous verrez. Finalement, google-d ou pas Google-ad, ça ne change rien au constat que l’on fait du film. C’est creux, à peine souriant et prévisible comme le déraillement d’un train quand on le conduit à 110 kilomètres-heure au-dessus de la vitesse conseillée.

Le duo Vaughn/Wilson, ex-sérial noceurs, formaté pour faire rire un peu à la façon d’un Laurel et Hardy des temps modernes revêtent leurs plus beaux habits de clown américains. L’un en père de famille un peu lourdaud, l’autre en dragueur fatigué qui fini par se taper la plus belle nana du campus, l sublime Rose Byrne. Sans déconner, on se croirait dans un teen movie joué par des acteurs vieillissants. Les vannes restent très, très sages, on survole à peine l’univers 2.0 même si l’on se paie quand même le bon goût de ne pas tomber dans le cliché du ramassis de geeks boutonneux (quoique). On passe à coté de plein de choses sauf du grand méchant geek mégalomane qui veut écraser la gueule de tout le monde et à la leçon de morale finale dans un grand rassemblement de liesses populaires où le se paluche à coups d’esprit d’entreprise plus humaine.

Alors, voilà, malgré la galerie de personnages mimi tout pleins et pas trop mal écris plongés dans leur décor acidulé branchouille dans lequel on aimerait tous travailler, malgré une idée pas idiote en soi qui met en exergue la seconde chance voire la troisième chance ou quatrième chance à laquelle on à le droit. Malgré un final désastreux qui aurait mérité une exagération explosive, les stagiaires vous fera certainement passer une soirée amusante sur W9 un soir un les autres chaines diffuseront en boucle les épisodes dans le désordre de série américaines policières dépassées par les diffusions en streaming.

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