Les Gardiens de la Galaxie Vol 2 – Perdus dans l’espace

Critique - Les Gardiens de la Galaxie vol 2 - N'y allez pas c'est de la merde Poster

Genre : Science fiction, comédie Durée : 2h16 Note : 09/20

Réalisé par : James Gunn (II) Acteurs :  Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista

ALORS QU’ILS CONTINUENT TRANQUILLEMENT À SAUVER L’UNIVERS, LES GARDIENS DE LA GALAXIE TOMBENT SUR LE PERE DE STAR LORD QUI VA LES ENTRAINER DANS SON UNIVERS ET SUR LES ORIGINES DE LA NAISSANCE DE LEUR LEADER.

Il est impossible de faire deux fois une première bonne impression. Les Gardiens, premiers du nom, avait transformé cette intention de rompre avec le classicisme qui s’était installé dans l’univers Marvel. Aujourd’hui, dès qu’on voit le pré-gen se dérouler dans un film de la franchise, faut être clair soit on jubile, soit on craint le pire. Et en emmerdeur fini que je suis, je crains souvent le pire.

L’avantage, d’un première épisode c’est qu’on installe l’univers. L’installation, un mot de cinéma qui veut dire en gros, poser l’intrigue, poser la situation, pour dérouler l’histoire et ses rebondissements. Dans le cas d’un second épisode, tout est fait, alors qu’est-ce qu’on fait ? Soit on se réinvente, on s’appuie sur un scénario un peu intelligent, un gros méchant qui fait mal, on se cale sur quelques personnages (pas 48) et on se dit : surtout ne pas se répéter, surtout ne pas se répéter…

Dommage… Erreur 404.

Les Gardiens de la Galaxie 2 fait à peu près tout ce qui rend une suite et film Marvel absolument détestable. Une surenchère jusqu’à la nausée et de scènes « en essorage ». On sent l’urgence de combler chaque vide à l’écran, on sent la copie bâclée, les personnages peut travaillés, n’ayant pas évolué, on sent la capitalisation à fond sur le personnage cute de baby-groot (ho surprise), on sent la merde commerciale à plein nez, bourrée de la seule intention de nous en donner pour notre argent pour qu’on se finisse à la main au rayon des produits dérivés dans un Disney Store.

Guardians Of The Galaxy Vol. 2..L to R: Yondu (Michael Rooker), Nebula (Karen Gillan), Star-Lord/Peter Quill (Chris Pratt), Gamora (Zoe Saldana), Mantis (Pom Klementieff), Drax (Dave Bautista), Rocket (Voiced by Bradley Cooper) and Groot (Voiced by Vin Diesel)..Ph: Film Frame..©Marvel Studios 2017

Bienvenue au tuning dans l’espace, au défilé de races extraterrestres en VFX chiasseux, aux images DSLR désastreuses qui brûlent la rétine. Bienvenue dans un monde où les films essaient d’être drôles mais se limitent à des blagues pour les 6-10 ans parce qu’on passe dans Picsou Magazine (et j’aime bien Picsou Magazine). Bienvenue dans un monde où je vais entendre « ouiiiii, mais t’es vraiment trop dur avec les films » et auquel je réponds : « tu me connais, c’est pas une nouveauté. »

D’aucuns diraient, les personnages et l’univers apportent leur semblant de fraîcheur par rapport à ce gros connards lisse et mou du cul de Captain America auquel il me manque plus qu’une perruque blonde à la Donald Trump. Les mêmes me diraient, mais la bande-son est cool quand même. J’en entends même dans le fond qui voudraient me convaincre que c’est inventif comme Deadpool…

Critique - Les Gardiens de la Galaxie vol 2 - N'y allez pas c'est de la merde 01

Je n’ai pas aimé Deadpool, c’est formaté, préparé pour plaire, pas spontané, pas subversif, ou alors si quand on a 6 ans. La bande son était sympa mais moins que le premier opus, et si je veux écouter de la musique, je sais appuyer sur le bouton de ma chaine. Et heureusement que les personnages sont un plus funky que Captain « teubé » America, Mr Propre, monsieur rien ne dépasse. Je suis sûr que quand il pisse, il garde ses échantillons et les classe par couleur.

Parlons en des personnages. Le pauvre Drax réduit à l’état de rustre un peu abruti, Peter qui joue son beau gosse un peu arrogant, Le raton laveur qui se la joue âne de Shrek, Gamora et sa frangine qui se réconcilient à coups de poing, Yondu en pleine thérapie comportementale, Stallone qui nous fait un passage éclair, Kurt Russel exhumé pour bien être marqué 80’s. Non mais sans déconner… Aucune surprise, aucun rire, aucune situation décalée, inventive, surprenante. C’est d’une tristesse et d’un ennui absolu.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *