Les Gardiens De La Galaxie – Jackson 5

Genre : Action, Science fiction, comédie Durée :  2h11  Note : 15/20

Réalisé par : James Gunn Acteurs : Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Lee Pace, Benecio del Toro, Glenn Close, John C. Reilly

Peter Quill alias Star Lord est un aventurier de la galaxie poursuivi par des chasseurs de primes. Quand il s’empare d’un Orbe mystérieux, c’est le puissant Ronan, sorte de seigneur un poil psychopathe de la galaxie qui lance ses sbires à ses trousses. Très vite, les circonstances vont l’amener à s’allier à quatre aliens aussi différents qu’étranges : Rocket un Raton Laveur bavard issu d’expériences scientifiques, Groot un humanoïde végétal, la verte et caractérielle Gamora et Drax le destructeur, une sorte de géant ivre de vengeance envers Ronan. Ensemble, ils vont protéger la galaxie… A leur manière.

Quand démarre l’aventure de Peter Quill cet Han Solo/Indiana Jones du pauvre, le ton est donné, on sait que l’on va assister à un film qui ne se prend pas au sérieux. Tubes des années 70/80 rock/disco dans un walkman en fil rouge qui apportent ce ton décalé comme il faut, personnage principal arrogant, sur de lui, débrouillard et grande gueule, méchants un peu trop méchants pour les prendre au sérieux et improbables retournements de situations, James Gunn sait immédiatement planter son décor pour nous axer vers un Marvel space-opéresque parodique à souhait qui surfe sur la nostalgie 80’s des trentenaires que nous sommes tout en faisant découvrir à la jeune génération, du vrai bon son qu’ils ne manquent pas d’apprécier. Un atout musical qui, il ne fait aucun doute, apporte énormément au film, non seulement elle est l’âme même du personnage principal, terrien paumé au milieu de la Galaxie, mais colle à merveille aux grands espaces intersidéraux.

Adaptée des aventures de la seconde équipe des comics éponymes, Les Gardiens de La Galaxie est une délirante comédie SF à grand spectacle qui ne se perd pas dans un déluge de scènes d’action à tout prix et de spectacle plein la tronche jusqu’à la nausée. Les vaisseaux et l’univers, les décors, les costumes ont beau être bien pensés et bien réalisés, James Gunn fait de ses personnages le cœur de son récit et surtout sa locomotive et surtout, sait créer, avec finesse, une relation entre eux vraiment solide et crédible. Une alliance loin de concours de bites des super-héros en cross-over.

En axant l’action sur les pérégrinations de ce Quatuor de sidekicks déjantés qui se complètent parfaitement, il fait oublier les défauts de son histoire assez classique et nous plonge dans un très sympathique moment comme je ne pensais pas honnêtement voir un énième film de super-héros me l’offrir. C’est une véritable tempête de neutrinos et de photons qui s’abat sur l’univers Marvel pour le dépoussiérer totalement et putain, ça fait du bien.

Impossible dès lors de ne pas avoir une sympathie immédiate pour l’arrogance d’un héros totalement nombriliste qui la ramène beaucoup trop, le flegme de cet arbre qui ne s’exprime qu’avec une seule et même phrase avec la voix de Vin Diesel, la rage de cette extra-terrestre (anciennement bleue) au caractère bien trempé, les répliques de ce géant musculeux totalement binaire qui prend tout au pied de la lettre et surtout les tirades interminables de ce raton laveur moulin à parole vaniteux, casse-bonbons maniaque de la gâchette ayant toujours un plan foireux en tête pour envenimer la situation. Une ode aux loosers sympathiques qui se rachètent une conduite et qui aurait presque pu être un dessin-animé.

Des scènes d’actions interrompues par des gags totalement à l’ouest aux paysages extraordinaires de l’univers, on est loin des récits complètement décalés de Douglas Addams et son H2G2 mais sa galaxie n’est pas si éloignée. On sent bien dans la douce dinguerie et son caustique que James Gunn en a tiré beaucoup de références et de sensibilités. On retrouve ce même goût pour l’autodérision dans la scène durant laquelle nos héros rencontrent « Le Collectionneur » mais aussi dans l’ensemble de l’univers du film. C’est frais, c’est simple mais en même temps suffisamment inattendu, millimétré et rythmé avec un sacré sens du gag pour bien faire marrer petits et grands. Franchement une très bonne surprise.

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