Legend – Chiant Diplopic

Critique Legend Poster - N'y allez pas c'est de la merde - nyallezpascestdelamerde

Genre : Drame Durée :  2h11 Note : 09/20

Réalisé par : Brian Helgeland Acteurs :  Tom Hardy, Emily Browning, Paul Anderson

Dans les années 60, les jumeaux Reggie et Ronnie Kray règnent sur la capitale anglaise. L’un est un peu simplet, l’autre un ancien boxeur calculateur et violent. Beaucoup convoitent leur place, mais c’est pourtant par l’influence de la femme de Reggie qui le pousse à sortir du milieu que la lente chute de la fratrie va s’amorcer.

Les films de gangsters font partie des marronniers du cinéma. Donnie Brasco, Les incorruptibles, American Gangster, Les Seigneurs de Harlem, Mesrine, Borsalino, La French, Les Lyonnais ou plus récemment Strictly Criminal le méchant fascine de par son mode de vie ostentatoire, son quotidien sur le fil, son esprit pervers de celui qui ose le camembert au petit dej ou la tronçonneuse dans la gueule du livreur UPS qui a abimé son colis de l’intégrale de La Petite Maison Dans La Prairie. Calculateur et retors et le côté obscur de la force auquel cède le gangster, lui offre une vie à la fois plus facile, mais aussi beaucoup plus dangereuse. Et le spectateur adore au point pour certain de franchir le pas.

Avec Legend, on s’attaque à un sujet aussi lourd que méconnu sous nos latitudes franchouillardes de supporters de foot et de bouffeur de Lepetit au petit dej sur un lit de confiture de groseille : Ronnie Kray dont le groupe Blur célébrait la vie dans leur chanson Charmless Man et Reggie Kray qui porte le même nom de famille que son frère, ce qui soit dit en passant est assez logique sinon il ne seraient pas jumeaux. Deux bonshommes, deux légendes de L’East-End Londonien, le quartier un peu populaire de Londres où immigration, banditisme et trafics de toutes sortent fleurissaient comme l’herpès génital au commissures des extrémités des filles de joie qui, à l’époque, remplissaient leurs bourses en vidant celle des autres.

Critique Legend 02 - N'y allez pas c'est de la merde - nyallezpascestdelamerde
– Hé hé Reggie j’ai une blague ! – Pourquoi le corps de Bin Laden ne rouille pas ?Parce qu’il est antioxydant ! Hahahaha ! – C’est qui Bin Landen Ronnie ?

Pour un fan de la scène musicale des années 60, l’idée de replonger en plein Swinging London, des Beatles aux Pink Floyd, The Spencer Davis Group, The Moody Blues, Les Rolling Stones, Donovan, Led Zep… l’idée d’un opéra gangster rock avec les couleurs chatoyantes des mini-jupes ras la foufoune et des cols pelle à parte donnait au film un goût de viens me voir qui se transforme en coïtus-interrupus dès que l’on réalise que le rythme neurasthénique du film ne se disputera qu’avec celui amorphe et chiant comme la pluie des ritournelles tristes à mourir de groupes parfaitement inconnus qui fredonnent du coin des lèvres des requiem pour un mélomane.

Encore une fois, l’idée de placer la performance d’un acteur comme seul USP (Unique Selling Point – Note du département marketing) du film s’avère désastreuse. Passé la double performance, certes réussie du très Brando…esque Tom Hardy, le film s’avère aussi creux que l’interminable tunnel dans lequel plonge Alice avec douceur pour se rendre au pays des merveilles.

Critique Legend 01- N'y allez pas c'est de la merde - nyallezpascestdelamerde
Et dire que ce film aurait pu être bien…

À cela près que, avec Legend on se vautre comme un cadavre de veau égorgé en tapant chaque partie d’une interminable paroi, restant parfois coincé, pour finir par se crasher, exsangue, et agoniser, expirer son dernier souffle comme une merde au royaume des longues litanies, du montage catastrophiquement lente et fade et des plans foireux et sans inventivité d’un réalisateur et d’un monteur dont la seule expérience s’avère certainement être le scrap-booking de leurs vacances en Cornouailles. Seule la reine de cœur, par sa beauté rayonnante semble être une planche de salut si elle ne prenait pas autant plein la gueule, mais ne suffit pas à sauver le film.

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