Le Dernier pub Avant La Fin du Monde – Gueule de bois

Genre : Road Movie, action, comédie  Durée : 1h49  Note : 12/20

Réalisé par : Edgar Wright  Acteurs : Nick Frost, Simon Pegg

Pour revivre les années de débauche de sa jeunesse. Gary King, un adulescent quarantenaire décide de réunir ses amis d’enfance pour boucler enfin la tournée des pubs de leur village d’enfance. Un défi de de taille les attends, 12 pubs, 12 pintes en une soirée et un village qui a beaucoup, beaucoup changé.

Je vous préviens, je ne vais ne pas aimer ce que je vais écrire dans cette critique tant j’affectionne particulièrement le trio inventif de doux dingues que sont Simon Pegg, Nick Frost et Edgard Wright.

The World’s End, sobrement baptisé Le Dernier pub Avant La Fin du Monde (une référence à Douglas Addams), est le dernier épisode de la trilogie Blood & Ice Cream initiée avec Shaun Of The Dead et Hot Fuzz, deux merveilles de la comédie anglaise déjantée pur jus et splendeurs d’exagération typiquement british. Il est malheureusement loin, très loin, d’atteindre les immense qualité qui, je l’avoue, m’avaient fait pleurer de rire dans les deux premiers opus tellement les films basculaient dans le pétage de plomb le plus ultime, ultra nerveux, ultra décalé et sans vraiment de règle. De la vraie britcom décalée pur jus aussi jouissive que H2G2, autre de mes références ultimes.

Le Dernier pub Avant La Fin du Monde est sage et poussif à l’image de ses protagonistes vieillissants, pères de famille enterrés dans leurs habitudes de sujet de Sa Majesté manquant de panache. Grabataires bileux et un peu déconnectés de la réalité sortis de leur torpeur par un ado quarantenaire qui refuse de vieillir dans ses vieilles fringues troués de fan de sex pistols ? Le Dernier pub Avant La Fin du Monde, ressemble à un constat, un triste constat sur l’avenir, un regard en arrière sur une époque révolue, un cri du cœur du c’était mieux avant.

On crie pour que ça redémarre, pour que les scénars se greffent vite une paire de couilles et s’envoient un rail de coke pour voir le film basculer d’un coup dans un déchaînement de folie névrosée et meurtrière. On prie pour que le virage opère avec justesse avec la même crétinerie caricaturale à la limite du Bad Taste qui œuvrait dans Shaun Of The Dead. On supplie pour voir des personnages d’apparence toute mignonne se muer en guerriers délirants, foudres de guerre totalement abrutis. Mais rien ne se passe, Le Dernier pub Avant La Fin du Monde est gentil, très gentil, trop gentil, trop timide, comme un soufflé qui est retombé. Enchainant les bars de façon trop systémique, placardant quelques bons mots par-ci,par-là. Tous les ingrédients sont là mais le liant n’y est pas. C’est bien plus mou, moins inspiré, bien moins hardcore, cynique noir et caricatural que ses deux grands frères. Cependant, j’ai confiance et n’y vois ici qu’une erreur de parcours. le duo est une formidable machine a idées.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *