La planète des singes, les origines – Pas très original

Genre : SF/thriller/aventure Durée : 2h00   Note :  10/20

Réalisé par : Rupert Wyatt Avec :  James Franco, Freida Pinto

Dans un laboratoire aux USA, un scientifique cherchant à mettre au point un remède contre la maladie d’Alzeimer créé un virus qui va donner un intelligence hors du commun l’un ses sujets de laboratoire.

Critique : Le Après avoir vu la Planète des Singes, j’ai songé à ma critique. Pouvais-je objectivement descendre un film simplement parce qu’il ne rentre pas du tout dans la trame scénaristique de l’original que je glorifie peut-être mais que je considère comme un film absolument culte et dont le twist final est sans conteste l’un des plus incroyable du cinéma. Inspiré et écœuré par la nullité effroyable du film de Tim Burton sorti il y a quelques années qui était bien en –dessous de ce que j’ai vu aujourd’hui, j’ai décidé de considérer ce « Rise of the Planet of the Apes » comme ce qu’il est, un reboot total remontant aux origines. Comme un cycle totalement indépendant de l’original car rien, à part le nom du singe « principal », césar, ne colle ni avec le film où apparaissait le brillant Charlton Heston, ni avec le roman (français d’ailleurs) où il n’est point question de tragique conflit nucléaire mais de bien autre chose, bien plus intelligent, que je ne dévoilerais pas ici.

Ici, comme dans le film de Schaffner, c’est sur un fond finalement contemporain que la trame prend ses racines. Alors qu’il était plus ou moins question des conséquences de la guerre froide entre les deux blocs à l’époque, il s’agit ici de manipulations génétiques, pétries de bonnes intentions, mais qui échappent à leurs créateurs. Une sorte de Frankenstein avec des poils et qui grimpe aux arbres et va conduire la planète à sa perte. Cette pirouette est certes un peu facile, usée et éculée mais elle fonctionne bien dans le sens où s’il est trop tôt ici pour parler de l’organisation politique (survolée dans les relations de la société simiesque) qui fonda la société de la planète de singes, elle permet de relier avec la réalité et la phobie des pandémies qui ont secoué la planète tout récemment. C’est d’ailleurs pour moi la seule vraie bonne idée du film même si c’est une recette vue et revue mille fois et qui enlève toute un partie de la responsabilité de l’homme dans les évènements qui vont suivre. Le film plus qu’une histoire sur la bêtise de l’espèce humaine en général met la faute sur les épaules d’un seul homme et d’un seul évènement qui va conduire l’humanité à sa destruction.

En essayant de raccrocher les wagons, la planète des singes 2011 devient une gentille série B pas méchante, pas trop inventive avec des acteurs plus ou moins impliqués (on a clairement l’impression que james Franco s’emmerde au possible) et qui ne prend pas trop de risques. Reste que si la qualité des effets spéciaux et le réalisme des créatures possède des qualités, on à peine à considérer les singes comme des singes et pas comme des créatures en 3D. Cela n’enlève rien aux qualités d’acteur du célébrissime Gollum ou au travail, magnifique, des modeleurs mais surtout à l’excentricité des bonds des singes qui virevoltent de-ci, de-là, qui ne sont pas crédibles pour un sou dans certaines scènes. Bref, c’est gentil, ça se regarde mais ce n’est pas surprenant, pas innovant et pas vraiment passionnant.

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