La Désolation de Smaug – La fureur du Dragon

Genre : Drame, Heroic-Fantasy  Durée : 2h43 Note : 15/20

Réalisé par : Peter Jackson Acteurs : Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage, Luke Evans, Hugo Weaving, Cate Blanchett, Evangeline Lilly, Christopher Lee, Orlando Bloom

L’aventure continue pour Bilbo Saquet qui approche à grands pas de l’antre du terrifiant dragon Smaug. Alors qu’il vient de trouver l’anneau de pouvoir, le jeune hobbit, fait l’impossible pour s’en approcher et permettre au futur roi des nains de récupérer son trône et déloger de la montagne le terrifiant et tyrannique Smaug.

Le désastreux Guerre des Clones en est l’un des nombreux contre-exemples parfaits, mais Il doit en être ainsi des trilogies que le second épisode est quelquefois l’un des plus savoureux. Alors que le premier Hobbit manquait cruellement de rythme, de profondeur et d’enjeux et se contentait de poser avec une finesse digne d’un garçon boucher dans une représentation du Lac de Cygnes, les bases d’un récit épique et classique, La Désolation de Smaug retrouve le souffle qui animait les épisodes du « Seigneur ».

Profitant sans doute des leçons ou paradoxalement de tout le temps pris dans ce premier épisode, la suite du Hobbit est un récit captivant, suivant avec beaucoup de justesse la trame du livre originel en s’affranchissant tout de même d’une certaine linéarité et s’offrant le luxe, critiquable pour les fans hardcore, d’un nouveau personnage, l’elfe Tauriel, campé par Evangeline Lilly, connue of course pour son rôle de Kate dans LOST.

Plus fouillé, mieux construit, mieux monté et faisant surtout bien plus avancer l’histoire que son prédécesseur, cette Désolation de Smaug propose un retour flamboyant (c’est le cas de le dire) dans l’univers brossé par Tolkien. La traversée de la forêt, la rencontre avec Beorn et Barde deux des personnages clés du livre, l’arrivée dans la cité d’Erebor, la révélation de la véritable identité du Nécromanien, la quête de l’Arkentsone et la confrontation avec Smaug. Tout est très habillement agencé, amené dans une mise en scène millimétrée qui laisse peut de place l’improvisation et beaucoup à l’imagination. Exit l’ambiance culcul la praline du premier opus, place à un récit qui gagne en maturité à l’image de son héros principal.

C’est cet univers, dense et gentiment effrayant, magique et décalé, dépaysant et familier que souhaitaient retrouver les fans de la première heure des aventures de Bilbo. En ne versant jamais dans le « blockbustrisme » mais bien dans le spectaculaire, en ne cherchant pas forcément une surenchère d’effets spéciaux et en ne résumant pas son récit à la splendeur de son écrin, mais bien en se servant de cet écrin pour y intégrer son récit, ce qui n’est pas du tout la même chose, Peter Jackson réitère l’exploit de nous offrir un film aussi passionnant que ceux de sa première trilogie. 2h45 que l’on ne voit pas passer et dont on regrette, à la fin de la séance, qu’elles se soient si vite égrenées.

Si l’on peut regretter le personnage de Taurel, la prestation pas franchement utile de Legolas, un Smaug trop bavard  et quelques cahots ne nuisant  ce dernier opus en date, laisse présager le meilleur pour son dénouement qui arrive cet été.

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