La Dame de Fer – Promesses sans compromis

Genre : Biopic politique Durée : 1h44  Note :  14/20

Réalisé par :  Phillydia Lloyd  Avec : Meryl Streep, Jim Broadent, Susan Brown

1ère femme premier ministre du Royaume Uni de 1979 à 1990, Margaret Thatcher a dirigé le pays d’une main de fer et à imprimé son empreinte dans le paysage du pays. Aujourd’hui à la retraite, elle revient sur son passé , depuis ses années de jeunesse jusqu’à la fin de son mandat bercée par ses victoires politiques, ses réformes discutées et sa famille à ses côtés.

A la fois décriée, détestée ou absolument adulée, Margaret Thatcher a été l’une des figures de la politique britannique les plus marquante du 20ème siècle. Comme une Mary Poppins de la politique en beaucoup moins supercalifragilisticexpialidocious, elle a balayé nombre de vieux dogmes poussiéreux face à des politiciens installés et a effectué des réformes telles qu’elles marquent encore aujourd’hui la politique de la Grande-Bretagne et même des hommes comme Tony Blair qui s’est souvent réclamé de son influence.

Pulvérisant le sacrosaint pourvoir des syndicats, demandant à la fois au peuple de se priver et de se retrousser les manches pour vaincre l’inflation et le déficit qui agitait son pays à cette époque. La Dame Fer comme l’ont surnommée les soviétiques à l’époque exerçait dans un contexte politique et économique qui n’est pas sans rappeler celui que nous vivons aujourd’hui. Ce n’est donc pas vraiment tout à fait un hasard de voir pointer un film sur elle sortir sur nos écrans.

Le principal attrait de ce biopic, qui sort (hasard du calendrier ?) quelques semaines après Hoover avec Leonardo Di Caprio est de nous dépeindre l’humain derrière la figure politique mais également de nous replonger dans le contexte de l’époque et de comprendre pourquoi de telles solutions furent appliquées mais également pourquoi et comment Margareth Thatcher a du appliquer un tel régime sec à la Grande-Bretagne.

Là où, Clint Eastwood s’attardait sur la sexualité du patron du FBI et péchait à nous montrer les relations politiques entre Hoover et le reste des USA ainsi que les troubles qui agitaient le pays à l’époque, Phyllidia Lloyd, elle, réussi à faire la synthèse entre la forte personnalité de Margaret Thatcher au foyer et en politique sans pour autant survoler d’aussi loin que Hoover les évènements contemporains de son mandat. Même s’il faut tout de même reconnaitre encore une fois une certaine frustration à ne pas les voir réellement approfondis notamment lorsqu’il s’agit des réaction du peuple britannique face à certaines de ses réformes.

La réalisatrice arrive à rendre merveilleusement humaine et touchante ce roc inébranlable que semble être de l’extérieur Margaret Thatcher et la magistrale interprétation de Meryl Streep, criante de vérité, terrifiante et bouleversante achève de nous immerger dans les tumultes de sa vie personnelle et professionnelle. Face à l’exercice difficile de décrire la personnalité d’une figure aussi marquante que Thatcher et de replonger et d’expliquer avec précision au spectateur toute la justesse des réformes qu’elle abordait à l’époque pour sauver le pays du naufrage, La Dame de Fer s’en sort plutôt bien. Même s’il n’est pas un film politique à proprement parler, il reste un excellent biopic sur une figure incontournable qui a laissé des traces indélébiles dans le paysage politique européen.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *