Johnny English 2 – Rien que pour vos rires

Genre : Comédie

Réalisé par :  Oliver PARKER Avec : Rowan ATKINSON, Gillian ANDERSON, Daniel KALUUYA

-, Daniel KALUUYA

Depuis 5 ans et après une terrible bourde, l’agent Johnny English est rappelé pour reprendre du service. Il doit démasquer et empêcher un complot qui vise à assassiner le 1èr ministre chinois lors d’une rencontre au sommet. Flanqué d’un second, espion débutant, et grâce à son entraînement suivi dans des lointaines montagnes d’Asie pendant ces 5 dernières années et à l’aide de gadgets novateurs préparés par le service R&D du MI7, Johnny English va tout faire pour remplir sa mission et retrouver sa place au sein de l’élite de l’espionnage britannique.

Johnny English est un peu à James Bond ce que le Babybel est au fromage. Un truc approchant qui n’a pas franchement l’air d’un espion, se donne des airs d’un espion, à vaguement le goût d’un espion et s’embourbe immanquablement dans des catastrophes à répétitions, dans un manque total d’à-propos et débarquement souvent comme un cheveu sur la soupe au milieu de situations qui le dépassent totalement.

Il y a un peu, un tout petit peu d’Austin Powers dans Johnny English, pour son côté à coté de la plaque, un peu plus d’Inspecteur Gadget pour le coté observacteur beaucoup de Peter Sellers et de Mr Bean pour la forme. Une espèce d’électron libre totalement débile qui arrive comme par miracle à échapper à la mort au prix de pirouettes acrobatiques et de quiproquos tirés par les cheveux.

Totalement baignée dans une mare de savoureux humour British et malgré un début qui rappelle furieusement Hot-Shots 2, cette comédie parodie avec brio les films d’espionnages testostéroniques jusqu’à intégrer un gros méchant qui aurait sans problème sa place au MI6. Elle est menée par un infatigable Rowan ATKINSON, qui porte tout le film sur ses épaules de James Bond du pauvre, faisant exploser encore une fois au grand jour son sens de l’humour décalé, son génie du burlesque et sa folie toute anglaise dans un jouissif grand n’importe quoi. A voir, une poursuite mémorable à Hong-Kong qui restera dans les annales comme la parfaite illustration du flegme brittanique.

Il est parfait dans le rôle, parfait dans son interprétation et je ne dis pas ça parce que je suis ces pérégrinations depuis la 1ère diffusion de Mr Bean que j’ai découverte sur Arte. A voir également, une Gillian ANDERSON (l’agent Scully de X-Files) métamorphosée et magnifique dans son rôle de chef du MI7 excédée par la nullité de son agent qui est sans cesse à deux doigts de friser l’incident diplomatique.

Même si ils ont un air de déjà-vu, le rocambolesque des situations, la critique de l’actualité, les gesticulations débridées de Rowan ATKINSON et les gags font mouche et cette comédie sans prétention se laisse facilement regarder pour passer un après-midi pluvieuse et changer des sempiternelles âneries que la télé daigne nous offrir entre deux abêtissantes émissions de télé réalité.

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