John Wick 2 – Air Wick

Critique - John Wick 2 - N'y allez pas c'est de la merde Poster

Genre : Drame, Action Durée : 2h03 Note : 08/20

Réalisé par : Chad Stahelski Acteurs :   Keanu Reeves, Common, Laurence Fishburne

SORTI DE SA RETRAITRE INVOLOTAIRE PAR UN EX-ASSOCIÉ, JOHN WICK EST APPELÉ À SE RENDRE À ROME POUR HONORER UN SERMENT FAIT À UNE ORGANISATION DE TUEURS À GAGES MONDIALE.

Dans sa quête perpétuelle de suites à suite à la suite Hollywood ne pouvait passer à côté de l’énorme carton provoqué par la surprise John Wick. Le porte flingue, tueur à gages auquel Keanu Reeves prêtait ses traits avait surpris tout le monde avec une histoire qui se tenait à peu près, des scènes de combat au corps à corps et des fusillades à bout touchant.

Une énergie considérable déversée dans un scénario de vengeance contre un petit con qui avait eu l’outrecuidance de tuer son chien et voler sa voiture. Un pitch qui tenait certes sur un A4 mais aux multiples imbrications et personnages amusants, un brin caricaturaux qui dépeignait un milieu de l’ombre convainquant et stimulant.

On beau dire que l’histoire se répète immanquablement, ça fait mal au cul de voir encore une suite bâclée qui ne se repose que sur les recettes du premier sans prendre le temps de se réinventer. John Wick 2 a toujours la classe, John Wick 2 défonce toujours tout le monde, John Wick 2 a toujours son petit réseau, sa petite chambre dans son petit hôtel, mais finalement, on n’est pas transporté par la balade de John Wick 2 tout simplement parce que John Wick 2 a oublié de nous raconter une histoire, de poser des enjeux, de nous donner quelque chose pour comprendre son combat.

Critique - John Wick 2 - N'y allez pas c'est de la merde 02

En effleurant une page du chapitre de son passé mais sans jamais entrer dans sa lecture, le réal passe à côté de nombre d’opportunités d’enrichir l’univers de son héros et de nous permettre de ressentir la même empathie que dans le premier.

Ici, John n’est plus l’homme sur qui le sort s’acharne après la perte de sa femme et de son chien et qui hurle sa vengeance pour mieux faire ressortir sa tristesse. Ici, il est une machine de guerre, un roc invincible, qui démonte des tueurs à gages aussi forts que lui sans sourciller. Question enjeux et craintes pour sa vie, on a vu mieux. On le sait, les héros invincibles ne sont intéressants que quand on les humanise ou qu’on leur donne une faiblesse.

Ainsi, le John Wick en souffrance, le John Wick qui se bat comme un héros de jeu vidéo de stage en stage, le loup solitaire au multiples ressources personnelles se mue une sorte de semi James Bond dans une enfilade de scènes d’action qui à longue lassent à force de n’être liées à rien et surtout de se dérouler au milieu de quidams comme vous et moi sans que ça ne semble gêner qui que ce soit.

Critique - John Wick 2 - N'y allez pas c'est de la merde 01

Ce que John wick offrait comme intimité dans la violence en huis-clos maffieux, John Wick 2 l’affaiblit terriblement en ouvrant son spectre à l’extérieur. Dans John Wick 2, peu de dialogues, peu de contextualisation, peu d’innovation dans les plans de caméra, mis à part une scène avec un jeu de miroir assez bien vue.  Derek Kolstad n’est pas loin de retrouver la verve de ses navets avec Dolf Lundgren.

Se contenter de « pans pans » à répétition est un peu juste pour honorer la suite d’un très bon petit film d’action. À croire qu’entre David Leitch et Chad Stahelski, le duo qui présidait à la réalisation du premier opus, c’est le premier, absent derrière la caméra dans John Wick 2 qui avait su trouver le bon rythme et le bon montage. Dommage, ce n’est plus prenant, c’est gentiment distrayant.

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