John Carter – Il en a dans le moteur

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Genre : Space Opera Durée : 2h20  Note :  13/20

Réalisé par :  Andrew Stanton Acteurs : Taylor Kitsch, Linn Collins, Samantha Morton

 

Edgard, fraichement appelé après le décès de son oncle découvre le récit épique de dernier, ou lui, John Carter, vivant au milieu du 19ème siècle, se retrouve mystérieusement parachuté sur la planète Mars, rebaptisée Barsoom par ses habitants qui se livrent une guerre sans merci pour la conquête de la planète. Doté de par la gravité inférieure à celle de la terre, de pouvoirs surhumains, John Carter va livrer bataille ux coté de ceux dont il estime la cause la plus juste secondé par Tars Tarkas, un extra terrestre et la princesse Dejah Thori au caractère bien trempé.

John Carter, vendu dans un premier temps avec un bande-annonce bouseuse laissant croire à un éternel resucée du film de science-fiction spatial a surtout brillé par le manque de confiance que lui ont accordé les studios Hollywoodiens et surtout l’absence terrifiante de promotion pour ce qui s’annonçait pourtant comme un monument du cinéma fantastique propre a ouvrir la voix à une gigantesque saga et donc a des espèces sonnantes et trébuchantes comme ils les aiment.

Peut-être alors, que les studios, freinés par l’intelligence de la mise en scène qu’Andrew Stanton, le réalisateur a su insuffler dans un film ont renoncé a vendre a grands renforts de dollars ce qu’elles pensaient être un échec annoncé. Ne comprenant rien à ce que Stanton essayait de faire. John Carter, déjà tiré d’un œuvre magistrale, le livre « Une Princesse de Mars » d’Egard Rice Burroughs et faisant partie des 11 livres Cycle de Mars publiés en 1917 et 1964 est le pilier fondateur de nombre de récits épiques du space-opera dont on retrouve des traces dans Stargate, Starwars et autre Avatar qui ont fait un carton au box office. Voilà pourquoi à la vision du film, on a un gros sentiment de déjà vu.

C’était en tous cas bien mal connaitre le réalisateur oscarisé du Monde de Némo et de Wall-E que de penser qu’il allait nous livrer un gros blockbuster qui tâche sans intelligence. En suivant à la lettre les codes d’une thématique relativement classique, et en prenant le temps d’installer son personnage pendant une bonne heure avant de le lancer à corps perdu dans l’action, il arrive a créer un univers emprunt d’une certaine finesse où jusque dans les dialogues intra-races, se créent des tissus sociaux et relationnels qui donnent un sentiment de véracité criant de vérité.

Car même si au delà de scènes d’action dantesques, le film souffre quelquefois d’un manque de rythme (le film fait quand même 2h20), de dialogues parfois inconsistants et de situations somme toute très prévisibles, d’ellipses incessantes et de nuée de personnages sans doute trop nombreux, la quête de ce personnage parachuté dans un monde inconnu au milieu d’une guerre dont il peine à saisir les enjeux et se découvrant des pouvoirs inhabituels ne manque pas d’intérêt.

Et avoir su mêler réel et imaginaire en effectuant une mise en abime avec le personnage d’Egard Rice Burroughs, avoir su travailler la vraie psyché de son personnage principal au lieu de débouler avec un héros monolithique décérébré aux muscles surdimensionnés et à l’intelligence de galet d’Etretat, avoir su faire oublier certain des pires nanars du genre fait de John Carter un divertissement très agréable a regarder même si l’on peut gager qu’il gagnera en maturité avec un prochain opus encore plus écrit et avec moins de surenchère visuelle.

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