Intouchables – Très touchant

Genre : Comédie / Drame Durée : 1h52  Note :  14/20

Réalisé par :  Eric Toledano, Olivier Nakache Avec : François Cluzet, Omar Sy, Anne Le Ny

Après un accident de parapente, Philippe, un homme fortuné devint tétraplégique. Il décide d’engager Driss, un jeune de banlieue fraichement sorti de prison pour l’aider à domicile. La rencontre des deux hommes va définitivement prouver que l’on n’a pas besoin de venir du même monde ou d’avoir la même culture pour nouer un amitié sans faille.

A l’heure  où j’écris ces lignes, Intouchables est devenu le phénomène que l’on connait. Déplaçant les foules, enthousiasmant les spectateurs grisés par la transposition à l’écran de l’histoire vraie de cet homme tétraplégique aidé dans sa vie de tous les jours par un jeune homme de banlieue.

Touchant les spectateurs de banlieues difficiles en peignant la spontanéité et la fraicheur d’un personnage qui leur ressemble, sans les caricaturer mais sans éluder non plus leur vies et préoccupations quotidiennes mais atteignant également n’importe lequel des spectateurs par la condition difficile de François Cluzet, nous renvoyant à la figure nos regards curieux, effrayés que l’on peut avoir lorsque l’on dévisage une personne clouée dans un fauteuil roulant.

Et c’est justement parce qu’il balaie d’un revers de la caméra tous les clichés larmoyants que l’on pouvait attendre dans ce genre d’histoire qu’Intouchables touche au coeur. Loin de s’apitoyer sur le sort du personnage de François Cluzet. Le film décide de s’amuser, de bousculer les conventions, d’irriter un petit peu avec ce jeu permanent des contraires que se livrent Sy et Cluset qui semblent de prime abord totalement opposés mais qui s’avèrent au final totalement complémentaires. L’un trouvant son équilibre dans la présence de l’autre, dans une relation d’amitié profonde basée sur une relation d’homme à homme et non de soignant à soigné.

Ainsi, la relation entre eux se lie avec beaucoup de simplicité au fils de dialogues bien sentis, référentiels (pas de bras, pas de chocolat), touchants mais jamais pathétiques, gratuits ni racistes, violents ou déplacés. Intouchables fait partie de ces films qui touchent au cœur sans en faire des caisses, de ces films qui font du bien et font réfléchir avec une rare intelligence sur la fragilité de notre existence, sur ces quelques secondes qui peuvent tout bouleverser et sur l’importance des relations humaines et que le pire pour une personne handicapée et justement de ne pas la traiter comme une personne handicapée.

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