Instinct de Survie – Bouffé coulé

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Genre : Suspense, thriller, requins Durée : 1h27 Note : 04/20

Réalisé par : Jaume Collet-Serra Acteurs : Blake Lively, Angelo Lozano Corzo, Jose Manuel Trujillo Salas

Durant une sorte de pèlerinage sur les traces de sa mère, Nancy se retrouve à surfer sur une plage du Mexique. Après une journée de plusieurs sessions, elle retourne à l’eau une dernière fois, mais se fait attaquer par un grand requin blanc. Après qu’elle ait trouvé refuge sur un rocher, ce dernier va la harceler pour l’empêcher de parcourir les 200 mètres qui la séparent de la plage.

La mouette se serait appelée Wilson, on se serait cru dans un spin-off de Seul Au Monde tourné sur un petit îlot fidjien non loin du lieu de tournage de de l’île de Lord Howe. C’est en effet à l’image de Blake Lively que l’on se sent dans devant The Shallows : totalement seul au monde devant le néant total, le vide sidéral et le manque d’ambition du film oscillent entre vrais faux morceaux de bravoure et plans fan service sur la plastique irréprochable de l’actrice.

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Cette image est comme un appel du pied pour faire un commentaire à forte connotation sexuelle, phallocrate et déplacé… pour une fois que je me retient.

Dans le genre film de requin et même aujourd’hui, on fera difficilement mieux que Jaws dont The Shallow plagie à mort l’affiche. C’est idiot, mais c’est comme ça. Là où l’un reprenait avec une certaine rigueur certains éléments réalistes chers aux ichtyologues , le plus récent utilise les ressorts spectaculaires des reportages animaliers de requins sauteurs vus et revus et fait rôder son squale la nageoire tranquille autour d’un rocher sur lequel il se passe rien à part un dialogue entre l’héroïne, sa mouette et deux surfeurs, tous pas très malins à surfer à côté d’une carcasse de baleine encore toute fraîche.

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Non ce n’est pas la def de l’image qui est dégueu, c’est bien l’image du film.

À partir de ce seul constat, on renonce au réalisme : Instinct de Survie bascule lentement dans le « bien fait pour leurs sales gueules de Mexicains (cf : Doland Trump) » et la grosse blague soporifique dont on se demande où elle veut en venir. Si, franchement, quelqu’un a cru une seule seconde à cette histoire de grognasse bien roulée sur son rocher face à un requin et une mer qui monte au ralenti. un personnage dont on sait parfaitement qu’il va s’en sortir dès le début. Il y a pas photo.

Jaume Collet-Serra tente alors de sauver de multiples fois les meubles en faisant faire trempette à son personnage pour récupérer de quoi se défendre, mais ne réussit qu’à aligner les plans désastreux et les retournements hallucinants pour achever le film dans un plan aussi audacieux que complètement débile qui provoque un énorme éclat de rire. On pourrait se dire que c’est dommage, mais même pas, comme avec un épisode d’Alerte à Malibu et Ussain Bolt, c’était couru d’avance.

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Ho putain, mais c’est moi qui joue aussi mal que ça ?

Entre le début qui met trois plombes à s’installer et la fin qui prend des siècles à se finir, on peine a ne pas couler à pic dans le sommeil le plus profond. Sans doute notre instinct de survie nous en empêche-t-il pour essayer de voir quelque chose à repêcher dans ce coup d’épée dans l’eau.

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