Independance Day Resurgence – Regurgitation

Critique Independance Day Resurgence Poster - N'y allez pas c'est da la merde

Genre : Science Fiction, Action, Aventure, Navet Durée : 2h03 Note : 02/20

Réalisé par : Roland Emmerich Acteurs :    Liam Hemsworth, Jeff Goldblum, Bill Pullman

20 ans  se sont écoulés depuis qu’une race alien a tenté de détruire la terre. Unies dans l’adversité et sous le commandement suprême de l’incalculable intelligence américaine, nous avons vaincu et les nations se sont unies pour profiter de l’avancement de la technologie alien en fabricant un système de défense capable de les repousser. 20 ans après, nous allons pouvoir le tester. Ils reviennent.

Question de stratégie guerrière de base : Pourquoi attendre 20 ans pour ravager la gueule d’un adversaire qui vous en a mis plein la tronche sur un coup de chance alors que vous avez vraisemblablement la technologie (mis à part les antivirus) et les renforts pour le vaporiser d’une traite alors qu’elle se relève à peine ?

Le postulat de départ même du film est de la bouillie de raclure de chiottes lustrée à grand coup de feuilles de scénario oubliées sur le coin de cabinet de consultation d’un proctologue spécialisé dans les hémorroïdes purulentes et disproportionnées. Dès le début, on nous prend pour des abrutis, alors forcément dès le début, c’est mal parti.

Critique Independance Day Resurgence 03 - N'y allez pas c'est da la merde
Un radar extra-terrestre sert à repérer l’arrivée d’ennemis extra-terrestres quand ils sont à 10 mètres.

Qui se souvient du premier ID4 sera marqué par le choix de Emmerich de calquer les premiers instants de son épique duo de suites (parce que oui, il y aura vraisemblablement une suite à Resurgence) sur le discours ronflant et américanisant du président américain, dégueuli dégueulasse qui pue la bannière étoilée, propulsant les américains comme sauveurs du monde, flattant l’égo du trader un peu con et du red-neck Texan, faisant presque faire à ce dernier, la main sur le cœur et en versant une larme, un salut d’honneur à la Bannière Étoilée, oubliant un instant son Pavillon de Beaupré, son cher drapeau confédéré.

Reléguant le reste du monde à leur bas statut d’exécutants du guide suprême américain, les USA s’élevaient alors comme la figure quasi christique de la paix et l’entente cordiale mondiale. On croit rêver surtout que le reste du monde, les États-Unis n’en ont clairement rien à branler, il y a 20 ans comme aujourd’hui.

Critique Independance Day Resurgence 02 - N'y allez pas c'est da la merde
C’est une rediffusion ? Non c’est le nouveau Indepedance Day ? T’es sûr ? Je t’assure ! Merde ! ça va se voir !! Mais non !!!

Dans Independance Day Resurgence, les aliens ne s’attaquent quasiment qu’aux USA posant tranquillement leur vaisseau de 5000 km de diamètre, tranquillou-bilou pour commencer à forer la croûte terrestre avec une lenteur de compte à rebours qui défie l’imagination. Encore une fois, quand on possède la technologie phénoménale d’extra-terrestres digne de ce nom, pourquoi l’utiliser pour forer la terre comme du beurre en 5 minutes quand on peut la creuser façon pelle, seau et râteau en 15h45 sur une plage de Bretagne ?

Pourquoi ne pas tranquillement vaporiser toute trace de civilisation depuis l’espace puis tranquillement récolter son du en perçant la croûte terrestre ? Bon, la réponse est évidente et il n’y aurait pas de film et donc pas d’enjeu, à peine la curiosité de savoir comment Roland Emmerich va nous sortir du pétrin cette fois-ci. Parce que bien se faire défoncer la gueule c’est chouette, mais il va falloir avoir une idée façon « On n’est pas que des Cobayes » à sortir du chapeau pour nous sortir de là.

Critique Independance Day Resurgence 01 - N'y allez pas c'est da la merde
Ce soir, une forte houle est annoncée, si vous êtes juif, casse-burnes et le père d’un des héros principaux, rassurez-vous, vous serez le seul à vous en sortir.

Et il s’est surpassé ! Présentation lamentable des protagonistes. Le petit rigolo meilleur ami du jeune bad-ass-beau-gosse, le relou intello qui deviendra courageux, le scientifique charismatique (Pauvre Jeff Goldblum), son père juif chiant comme la pluie qui squatte le film pendant 10 minutes pour rien, le jeune black fils du héros de guerre black (c’est super sympa pour les autres qui sont morts), la mignonne amoureuse, fille de l’ancien président américain qui joue comme une tanche avec ses faux airs de Joseph Gordon Levitt  mais est super amie avec le jeune black fils du héros de guerre black mais folle amoureuse du bad-ass-beau-gosse lui même en conflit avec le jeune black fils du héros de guerre black. On est dans l’exercice de style le plus lamentable du genre de ce que l’on demande au scénariste-stagiaire lors des réunions d’écriture sous coke d’amour gloire et beauté. L’interprétation, la structure, le fond des personnages, leurs dialogues sont si creux, si dépourvu d’implication qu’on dirait une lecture à froid.

Les aliens débarquent sur terre et se tiennent soudain tranquilles comme pour devenir la cible privilégiée du déploiement de force et de l’intelligence humaine. La technologie alien ne profite qu’aux États-Unis et encore, qu’à l’armée américaine, surtout pas aux civils qui roulent encore en guimbardes dégueulasses, le scientifique brillant et chevelu du premier opus se réveille d’un lointain coma et comme un cheveux sur la soupe, se retrouve parachuté dans la case gay-friendly ultra caricaturale sans que cela n’apporte quoique ce soit. Soit… Bonjour le cliché de merde mais soit…

On nous place ensuite un jolie chinoise et son oncle de commandant de la Lune pour montrer pendant 5 minutes que la Chine et le plus formidable pays du monde libre savent collaborer, mais un chinois, continue de parler en chinois quand il est en colère, merci du cliché bis, mais comme ça s’est fait pour le marché chinois. Le reste du monde reste quand à lui totalement inexistant, invisible. Il peut bien crever, les ricains s’en foutent autant qu’une part de quiche posée sur un topinambour.

Critique Independance Day Resurgence 05 - N'y allez pas c'est da la merde
Salut, c’est Charlotte, je suis française donc je ne sert à rien à part dessiner un rond avec un trait. Ta gueule, estime-toi heureuse d’être payée ! Ingrate !

Charlotte Gainsbourg, en parlant de quiche (ou de topinambour), elle, devait passer par là alors on l’a foutue dans les pattes de Jeff comme un ex intelligente, faire valoir ridicule au caractère fort, parce que HEY ! Elle est française, elle doit pas savoir jouer (la pauvre, elle ne mérite pas ça). Non content de faire de la merde en tranche, les scénaristes pompent allègrement leurs ainés : leur relation est d’ailleurs la copie conforme de la relation Ian Malcolm-Sarah Harding (Julianne Moore) dans Jurassic Park 2 – The Lost World.

Oui parce quitte à parler de monde perdu, on nous assène ensuite une race annexe, venue nous sauver, blanche et virginale comme un iPhone ou une Eve de Pixar mais incapable de bouger un orteil pour se défendre alors qu’ils sont sensés former les peuples inférieurs (comprendre les Américains) à se battre contre les aliens sur une planète lointaine, théâtre certainement du prochain opus.

Les rebondissements à outrance s’accélèrent, s’accumulent, comme au fond d’une fosse septique et dubitatifs, endormis, lexomilisés à grand coups d’effets spéciaux disproportionnés : une porte se referme, on passe in-extremis, on pénètre le vaisseau alien comme dans un troquet FDJ, on prend un bon gros chef de guerre africain, se battant exclusivement à la machette et représentant du seul peuple assez primitif pour comprendre le langage des aliens, pour en faire un allié (sur ce dernier point, c’est fou de penser qu’en 20 ans, il y a pas un connard de linguiste américain à s’être attelé à décrypter le langage alien), alors que les immeubles s’écroulent, un pilote brillant file entre les ruines qui s’abattent sur lui, L’ex président se sacrifie en avion sous les yeux larmoyants de sa fille après avoir fait un discours ronflant de nouveau pour quatre clampins, on sauve un chien… encore…

Critique Independance Day Resurgence 04 - N'y allez pas c'est da la merde
Cette scène est différente du premier épisode dans la zone 51, il y a un africain et Bill Pullman a de la barbe.

La cerise sur le gâteau est posée façon Harmony of the Seas dans un chou à la crème Carrefour quand le film bascule dans Kaïju eiga, le film de monstres façon Godzilla. Le dénouement du film en devient alors tellement indigent, minable, tellement pauvre et si peu imaginatif, que traiter le spectateur de gros connard face caméra aurait eu le même effet. Les hurlements de joie de la soldatesque américaine n’auraient même pas choqué qui que ce soit.

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