GI Joe Conspiration – Trop-plein de vide

Genre : Action, Aventure, Science-Fiction Durée : 1h50 Note : 04/20

Réalisé par :  Jon M.Chu Acteurs : Dwayne Johnson, Channing Tatum, Bruce Willis

 

Alors qu’ils s’apprêtent à rentrer d’une opération réussie. La section GI Joe se fait trahir et est totalement décimée à l’exception (étrange) des héros principaux. Se rendant vite compte que le gouvernement américain à été infiltré par une organisation terroriste qui a juré la destruction de la planète entière, Roadblock et son équipe, seuls contre tous, font appel au fondateur de la section pour restaurer la paix mondiale.

Sorti en 2009, Stephen Sommers et son Réveil du Cobra éditèrent un véritable exploit, réussir à pondre une bouillie encore plus infâme que le fabuleux Transformers et autres joyeusetés débilisantes à la Michael Bay et en faire un push-marketing pour vendre des kilos de joujoux à prix d’or aux bambins qui n’en attendait pas tant.

Dans un délire total mégalomaniaque hyper prétentieux, GI Joe premier du nom étalait par kilos sa beaufittude Américaine crétinoïde dans un scénario qu’aurait pu pondre un élève de maternelle. Jon M. Chu, héritier et créateur de la cuvée 2013, sort des petites figurines pour opter pour une vision Call Of Dutyesque testostéronique des personnages de David Breger.

In fine, une linéarité scénaristique épuisante par son manque de surprise doublée d’une dose d’action ultra bourrin avec une bonne dose de « surtout ne pas faire très original et bien s’inscrire dans du mainstream histoire de pas bouleverser les habitudes et le cerveau rétracté des bouffeurs de confiseries et des sodas vendus au gallon ».

« Bah ouais c’est pas fait pour ça » que vous allez me dire. « N’empêche » que je vais vous répondre, ce n’est pas parce qu’on est habitué à bouffer de la merde qu’on n’a pas envie d’y mettre les formes et qu’on nous l’emballe avec un joli ruban avec des couverts en argent pour bien la faire passer ? C’est certain, forcément, on s’en serait douté, GI Joe n’est pas un film de cinéma indépendant.

Le scénario de GI Joe Conspiration rase le bitume, il creuse même allègrement la tranchée d’un cinéma du moindre effort dans lequel s’embourbent les bons petits soldats de la médiocrité scénaristique. Enchaînant les clichés, les déjà-vu, les rebondissements ahurissants de connerie, les raccourcis à la va-vite et les blagues potaches du buddies dont la circonférence des bras semblent inversement proportionelle à leur potentiel intellectuel. De bons petits soldats quoi.

L’image, clipesque, vidéoludique, racoleuse, sans aspérité est la même que dans tous les films de ce genre. Saturée, écoeurante, formatée, déjà vue, à la limite du cartoon en live. Les effets spéciaux, bien mieux réalisés que dans le premier opus mais tellement démesurés et si parfaitement inutiles font éclater au grand jour leur but final. Masquer les failles innombrables du film, du jeu des acteurs à l’absence totale d’intérêt suscité à la fois pour l’intrigue, ses enjeux, son dénouement. Devant une mise en scène aussi désastreuse, un enchainement crétin de scènes d’action bruyante, on réalise vite que l’on regarde encore une fois un film d’action qui brasse autant d’air qu’un ouragan avec autant d’enthousiasme que sa tasse de thé le matin dans le micro-ondes.

Mais même avec ces paramètres en tête, même avec l’envie de replonger en enfance dans les Commando, Cobra et autres Portées Disparues, il est difficile d’accrocher à ce produit markété à mort qui rapporte des millions de dollars mais alimente sans cesse la consanguinité d’un cinéma qui se répète jusqu’à la dégénérescence génétique totale à force de s’auto-reproduire dans une orgie permanente de médiocrité.

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