Fury – Slow and Furious

Critique Fury - n'y allez pas c'est de la merde

Genre : Guerre, Action, Drame  Durée :  2h14  Note : 13/20

Réalisé par : David Ayer Acteurs : Brad Pitt, Shia Labeouf, Logan Lerman

Durant la seconde guerre mondiale, l’équipage d’un char d’assaut américain fait face à l’ennemi durant son parcours dans les plaines de l’Allemagne Nazi. A la tête de son équipage, le Sergent Wardaddy, personnage singulier est le liant entre tous les équipiers, c’est avec courage qu’ils se lancent dans un opération visant à porter un coup décisif à l’armée du Reich durant les derniers mois de la guerre.

La Seconde Guerre Mondiale a toujours été source d’inspiration pour le cinéma. Depuis les tranchées, aux plages du débarquement en passant par les assauts maritimes du Guadalcanal, les opérations de sauvetage artistique, les vendettas sanglantes, les traques sous-marines ou les bombardements aériens depuis des avions légendaires, peu pourtant se sont intéressés aux armes à chenilles qui déployaient leurs lourdes ailes pour mieux assommer l’ennemi.

Fury nous plonge dans l’enfer claustrophobique des tanks américains et dans cette période étrange faisant suite à la victoire alliée et durant laquelle des hommes se battaient encore alors que la guerre était déjà gagnée. Ces derniers soubresauts de l’ennemi à contenir pour défendre leur territoire, ces derniers élans de courage des « libérateurs » pour mener à terme le combat pour lequel ils sont payés.

Le film lorgne avec insistance vers La ligne Rouge de Terrence Malick tout en empruntant une grande influence au Soldat Ryan. Des réflexions philosophiques de son personnage principal, à la force tranquille de son équipe et de son arme de guerre à l’inéluctabilité des mauvaises rencontres et de leurs tragiques conséquences, Fury lorgne avec un équilibre précaire entre le gros film de guerre et ses ficelles grosses comme les chenilles du Sherman et l’essai dramatique humain à la frontière du drame shakespearien et buddy movie.

Le film de David Ayer n’a, au final, absolument rien de révolutionnaire et ne constituera pas un virage singulier dans le genre film de guerre, mais la simplicité de la mise en scène, si elle comporte beaucoup de longueurs, facilite tellement l’immersion dans le récit et dans les combats que l’on se laisse aisément porter sans pour autant faire gaffe aux faiblesses immenses du scenario et aux choix étranges de voir les obus siffler et filer autour de soi comme des rayons lasers façon Star Wars.

Fury est un bon film de guerre à l’ancienne, porté par un casting réellement efficace, oui, même pour Shia LaBeouf. Un Memphis Belle sur chenilles qui se conclut dans une scène finale d’apocalypse totale qui salue pour une fois non pas le courage américain à grands coups de Stars & Stripes, mais bien la solidarité d’une équipe. C’est toujours un peu bidon et sans doute pas franchement réaliste, mais ça colle avec le reste.

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