Fast & Furious 8 – Bientôt dans l’espace

Critique - Fast and Furious 8 - N'y allez pas c'est de la merde Poster

Genre : Action, Thriller Durée : 2h16 Note : 03/20

Réalisé par : F. Gary Gray Acteurs :  Vin Diesel, Dwayne Johnson, Jason Statham

ALORS QUE BRYAN ET MIA SONT BIEN RANGÉS DANS LEUR COIN POUR FONDER UNE FAMILLE, DOM ET LES AUTRES SONT TRANQUILLOU EN TRAIN DE COULER DES JOURS HEUREUX À CUBA. MAIS UN JOUR DOM RETOMBE SUR UNE ANCIENNE CONNAISSANCE QUI VA LE FAIRE CHANTER, L’OBLIGER A TRAHIR SA « FAMILLE ». PLONGE DANS UN MONDE DE SUPERCRIMINELS HACKERS MÉGALOMANES, ILS VONT DEVOIR SILLONNER LE GLOBE POUR SAUVER LA PLANÈTE D’UN CHAOS MONDIAL.

Qui peut me dire exactement à partir de quel moment la saga Fast & Furious est complètement partie en crash contre un platane ? Qui se souvient des histoires, presque cohérentes, des premiers opus, de ce plaisir coupable de copier-coller un Point Break et de le balancer sur le bitume à grands coups de néons, de petits culs latino et asiatiques et de bombes motorisées aux carrosseries stabilotées ? Certes ça ne volait pas haut, c’était même complètement con (mention spéciale pour le 2), mais ça restait presque divertissant. Même le très « brandé » Tokyo Drift aurait été très sympa si cette tête à claques d’ado américain moyen de Lucas Black n’avait pas joué dedans.

Depuis, la saga est devenue un véritable portnawak. Un mélange hybride de James Bond et K2000, de Mission Impossible et Airwolf. Oubliée la vraisemblance, le goût des cascades, les odeurs de tôles froissées et de pneus et carburant brûlés, Fast & Furious ce sont des paires de muscles, des paires de couilles, un déversoir à foutre des plus mauvais spermatozoïdes dans lequel The Rock a remplacé Dom comme figure de proue. Tout n’est prétexte qu’à se mettre des poings sur la gueule, montrer sa testostérone, jeter des regards méchants, jouer avec la technologie et s’enfoncer dans des intrigues aussi poisseuses et invraisemblables que leur dénouement et hallucinant de connerie.

Critique - Fast and Furious 8 - N'y allez pas c'est de la merde 02

Fast & Furious 8, c’est un interminable enchainement de scènes d’action, de voitures et de personnages qui hurlent et se menacent ou déjouent les plans d’une hackeuse qui tenait en échec même les plus formidables spécialistes de la NSA.

C’est un vomi incessant passé au mixeur de toutes nos illusions et de tout ce que le cinéma d’action est devenu : une bouillie indigeste nappée de scènes surannées, des clichés vus, revus, replacés, rebootés, qui brillent, qui claquent qui en foutent plein les yeux pour mieux faire oublier le néant total et le siphonnage en direct live de ce que l’on appelle un bon film.

Comble du comble, le film se termine dans une apothéose de bons sentiments, de famille recomposée, de baby-boom forcé sur fond de musique des « Feux de L’amour ». On nage en plein bouffée cathartique des névroses des scénaristes et du réalisateur qui chient sur écran leurs frustrations freudiennes d’avoir été envoyés dans leur chambre après avoir trop joué à enfoncer des Hot Wheels dans le cul de leurs GI-Joe. On plonge dans la flambée d’hormones paternelles et on nous colle des kilos de mièvrerie à nous faire péter le cerveau.

Critique - Fast and Furious 8 - N'y allez pas c'est de la merde 01

Fast & Furious 8, c’est du vide, 2 heures de vide total, de néant à plusieurs millions qui va faire des milliards. C’est le degré zéro de l’émotion et de l’intelligence. Cet épisode frôle la parodie façon Hot Shots, des connards complètement nigauds qui auraient fusionné avec les Power Rangers (bientôt au cinéma) pour sauver la planète. On attend avec impatience le cross-over avec Transformers.

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