Edge of Tomorrow – C’est demain la veille

Genre : Science-Fiction Durée : 1h43  Note : 11/20

Réalisé par :  Doug Liman  Acteurs : Tom Cruise, Emily Blunt, Bill Paxton

Alors que des extra-terrestres ont envahi la terre, laissant les hommes incapables de les vaincre. William Cage, un gradé responsable de la communication de l’armée se retrouve parachuté au milieu du conflit. Très vite tué, il va renaître, et renaître et renaître jour après jour, jusqu’à trouver moyen de tirer parti de cette boucle temporelle.

Il faut le noter dès le départ, si le pitch de Edge Of Tomorrow n’a rien de délirant ni révolutionnaire (le phénomène de boucle temporelle a largement été utilisé au cinéma), son utilisation dans un cadre d’un débarquement en Normandie new-look, pile pour ses 70 ans, avait de quoi réjouir autant qu’effrayer par crainte de tomber dans un systématise et une répétition quasi obligée pour le genre.

Tiré d’All You Need is Kill, une Light Novel japonaise déjà portée en manga dont le lien est disponible sur la page Facebook du site, Edge Of Tomorow est le parfait mélange de Source Code, Starship Troopers et Un Jour Sans Fin. Ce nouveau de Film de Tom « on ne voit que moi » Cruise reste dans la SF et après le très bancal mais visuellement assez réussi  Oblivion, Edge Of Tomorrow, prend le parti d’une réalisation très sobre, parfois trop mécanique et peu inventive pour raconter une histoire qui prend bien moins de risques et dégage beaucoup moins d’émotion que le film de Duncan Jones ainé lui bien plus profond dont il s’inspire clairement le plus.

Assez enlevé pour en faire un divertissement agréable, mais franchement pas transcendant, Edge Of Tomorrow offre quelques bons moments bien trouvés, amusants, parodiant à la fois le film de guerre le film temporel et le film de science-fiction, mais il ne révèle malheureusement trop lent à traverser ses étapes et bien peu haletant pour devenir une œuvre inoubliable. Manquant de chemins de traverse, de surprises et de nouveautés, le film, téléphoné, finit par devenir paresseux sur la fin dont les dernières minutes manquent cruellement d’inspiration.

Les extra-terrestres, parfait mélange des Decepticons et des Arachnides sont aussi laids et illisibles à l’écran que les élucubrations grotesques des ennemis des Autobots dans le fabuleux navet de Michael Bay. Le twist final lui, crève le plancher par son manque d’ambition et surtout par l’imbécilité totale des races qui nous envahissent à toujours, toujours, garder leur point faible à la portée des humains alors qu’ils nous sont des millions de fois supérieurs et la fin, elle est tout simplement, américaine, chiante, ratée pas couillue.

EOT fait donc encore une fois partie de ces films bankable qui laissent le spectateur sur sa faim, avec une idée alléchante sur le papier, bien emballé mais pas emballant, ne trouvant qu’à de trop rares moments les moyens de ses ambitions, car trop flemmard, trop prévisible, trop peu recherché et de fait trop classique. Ce n’est pas une bouse totale, il y a des films de SF bien plus ratés et avec bien plus de moyens, mais c’est très loin d’être la véritable petite merveille que l’on m’a vendu avant d’aller m’installer dans la salle de ciné.

 

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