Eddie The Eagle – I believe I can Fly

Eddie The Eagle Poster N'y allez pas c'est de la merde

Genre : Biopic, comédie Durée :  1h45Note : 13/20

Réalisé par : Dexter Fletcher Acteurs :  Taron Egerton, Hugh Jackman, Christopher Walken

Eddie Edwards, jeune britannique pas franchement gâté par la nature est en revanche doté d’une détermination sans faille. Alors que tout l’empêche de devenir un athlète, il n’a qu’une seule idée en tête, se hisser jusqu’aux Jeux Olympiques, quel qu’en soit le prix, quelle que soit l’épreuve. C’est  ainsi dans l’épreuve du saut à ski qu’il s’illustrera aux J.O de Calgary de 1988.

Eddie Edwards est à l’athlète ce qu’Arthur est au comique. Mais si l’un pourra lutter des années pour trouver quelqu’un qui rira avec franchise à l’une de ses blagues au lieu de lui lécher le cul sous peine de voir sa carrière exploser en éclat, l’autre est un citoyen britannique qui brillera dans les anales du sport mondial comme l’un de ses OVNIS qui montrent tout le potentiel de la volonté humaine quand elle a décidé d’arriver à ses fins.

Eddie The Eagle est l’archétype du « feel good movie », un film gravitant autour d’un personnage un peu déjanté au parcours atypique qui résonne au fond de nous comme une aventure que l’on aimerait vivre avec l’admiration certaine du courage déployé par le ou les héros pour la mener à bien. Et ce, malgré les obstacles sur son chemin.

29 minutes 30 les fesses dans l'eau. On y croit ! On y croit !
29 minutes 30 les fesses dans l’eau. On y croit ! On y croit !

Comme dans tous ses ainés, il y a dans Eddie The Eagle cette conjugaison de bonne musique, de costumes « out of the box », de fraîcheur, de sincérité et de folie douce.  Conficius, oui je cite Confucius… quand même ! Confucius donc, disait  en substance qu’à chaque fois que l’on essaie d’accomplir quelque chose, on a contre soi ceux qui veulent faire la même chose, ceux qui veulent le contraire et tous ceux qui ne veulent ou n’osent rien faire. C’est dire l’énergie qu’il faut déployer pour atteindre cette vitesse de libération propre aux fusées pour quitter l’atmosphère, surtout quand nombre d’obstacles vous clouent au sol parfois par rejet de leur propre capacité à se dépasser.

Il y a une franche sympathie dans le film Dexter Fletcher. Hugh Jackman joue un tonitruant entraineur/conducteur de chasse-neige au lever de coude facile, Taron Egerton un Eddie Edwards rebaptisé Eddie The Eagle par une foule enthousiaste autant que par des médias avides de se repaître, moqueurs, d’un OVNI à côté de la plaque avec un air bienveillant et hypocrite de « tu es gentil mon petit chou ». Une recette facile certes mais qui nous pousse à pousser Eddie au cul tant on sait d’où lui vient cette rage de vaincre. On ne peut que l’adorer, sans jamais le prendre en pitié. C’est souvent le travers de ce genre de film qui verse dans les violons au lieu d’investir dans un bon gros riff de stratocaster.

La pose de l'Aigle. Eddie s'entraine pour son premier vol.
La pose de l’Aigle. Eddie s’entraine pour son premier vol.

On y retrouve l’énergie bien moins Dysnéenne d’un Rasta Rocket, en moins niaiseux, plus british, plus décalé dans le fond comme dans la forme. Eddie The Eagle ressuscite d’une certaine manière l’esprit pionnier des J.O et sa devise de Pierre de Courbertin.  Un film qui fait beaucoup avec peu, une histoire très habilement racontée. Lire ensuite le récit véridique qui a inspiré le film n’achève que de le rendre encore plus attachant. Une jolie réussite.

 

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