Drive – Dark is dark

Genre : Drame, Action, Thriller  Durée : 1h40  Note :  17/20

Réalisé par :  Nicolas WIDING REFN Avec : Ryan Gosling, Carey MULLIGAN

Il est cascadeur pour le cinéma mais offre ses services à des truands en les faisant profiter de ses talents de conducteur. Alors que son intermédiaire et ami Shannon lui propose de lui servir de pilote pour une écurie de stockcar, le « driver » rencontre et s’éprend d’Irène, une mère dont le mari est en prison. Lorsque celui-ci revient à son domicile et que ce dernier  se fait tabasser et se retrouve enrôlé de force dans un braquage, « driver » se propose de l’aider.

Oubliez les Fast & Furious ou les 60 seconds qui vous plongeaient dans une autoroute dans fin de musculeux amputés de leurs neurones qui bien qu’étant de sensationnels conducteurs de bolides faisaient des concours de bites multicolores sur roue dans une musique techno-rap suintante de néant intellectuel. Drive est à l’opposé sur du fil grand spectacle, ce n’est pas un film de caisse, c’est un film sur les hommes, sur la noirceur de l’espèce humaine, sur la beauté de sentiments humain, sur la complexité de l’esprit humain. Un immense film noir, froid, glacial, sombre, totalement dément, dans la lignée de HEAT ou du  Sixième Sens de Michael Mann.

Le film que l’on traverse en apnée du début à la fin sous une tension permanente qui vient peser sur vos épaules au son d’une géniale bande son électro des années 80, pour ne vous lâcher que dans un final sobre et inéluctable alterne quelques scènes d’une douceur et d’un romantisme incomparable avec de fugaces moments d’une violence soudaine, crue qui se déchaine et marque au fer rouge tant leur intensité contraste avec la lenteur du film et le calme olympienne de son complexe héros.

Ce dernier, interprété par un incroyable, un sidérant Ryan Gosling qui en dehors de ses quelques lignes de dialogue fait tout passer par les expressions de son visage est une sorte d’ange complexe, un homme au passé troublant à la fois tendre avec celle qu’il aime et furieusement sans pitié avec quiconque essaie de le doubler. Il forme un couple touchant avec la magnifiquement belle Carey Mulligan, jeune maman, dépassée par les évènements, miroir endolori du personnage de Ryan Gosling, bouée de sauvetage d’un homme perdu dans un monde dont on sens qu’il hait la violence tout en étant obligé d’en faire usage.

Contemplatif, complexe, sublimement mis en scène avec une intelligence et une finesse des plus rares, Drive est une véritable claque, un film fort, inoubliable, à la hauteur des plus grandes œuvres des maitres du genre. Un film qui refuse de vous lâcher à l’ambiance hypnotisante, à la lumière magnifique qui sublime un Los-Angeles inquiétant et tyrannique où se tapissent les plus infâmes individus. A ne pas rater et à revoir sans tarder.

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