Docteur Strange – Tony House

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Genre : Super-héros, aventure, fantastique Durée : 1h55 Note : 11/20

Réalisé par : Scott Derickson Acteurs :  Benedict Cumberbatch, Chiwetel Ejiofor, Tilda Swinton

Stephen Strange est un talentueux chirurgien qui tente de reconstruire sa vie avec des tragiques évènements. En visite dans un ashram indien, il y a découvre un moyen de renverser les effets du tragique coup du sort qui l’a amené jusque-là et qui va faire de lui d’un des héros piliers de le l’Univers Marvel.

Quand Tony Stark rencontre Dr House et que les deux partent en pleine crise de mysticisme, on a Docteur Strange, le nouveau strangefuge sorti tout droit des studios Marvel pour essaimer sa différence affichée dans un essaim de super héros dont on se lasse un peu de regarder les aventures.

Il faut dire qu’il y a une telle tétrachiée de films de super mecs et nanas en collants que les plus  infidèles et ignares  d’entres nous sur sujet finissent non seulement par s’y perdre, mais en plus par totalement s’en désintéresser malgré quelques exceptions comme, par exemple, Les Gardiens de la Galaxie qui avaient réussi à surprendre tout le monde.

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Mec le mec le plus doué dans les jeux de l’esprit n’arrive pas décrypter l’esprit d’une femme… on est mal barrés.

C’est expurgé de toute connaissance du personnage et de toute critique que le suis allé voir les aventures du docteur de moins rationnel que j’ai pu rencontrer de ma vie. La carrière foudroyée par un tragique accident de voiture, notre  chirurgien mégalomane qui rejette les avances répétées de sa collègue, se découvre une véritable passion pour les arts manipulatoires et les jeux de l’esprit faisant appel au flot énergétique des multivers. Soit, nous sommes tous enclins, parfois au pied du mur, à trouver l’essence de notre force de combattre dans un brin de mysticisme et de spiritualité. Tel n’est pas le propos ici de se poser la question de la démarche toute personnelle du Docteur Strange.

Si docteur Strange affiche une réelle volonté et réussi vraiment à développer une approche un peu hors du cadre pour un film de superhéros, si l’interprétation bien condescendante de Benedict Cumberbatch est relativement convaincante tout en s’inspirant de ses persos de Sherlock ou Alan Turing et si Tilda Swinton fait le minimum syndical, il ressort une certaine, ou plutôt une vraie frustration de Docteur Strange.

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Touché, coulé !

Loin d’être un ratage complet, le film est divertissant sans atteindre les sommets de parti-pris et d’originalité qui avaient par exemple fait la réussite du 1er Ironman. Relativement long à se mettre en place, passablement laborieux, trop inspiré de Inception et de Matrix pour arriver à s’en détacher, peut-être trop grandiloquent et pas assez second degré pour gagner en légèreté, doté d’une bande son d’une platitude affligeante, une grande partie du film est passablement « gratuit » et ne révolutionne pas le genre à se la jouer à mi-chemin entre des incantations chamaniques à la Naruto, les combats presque DBZ et des digressions temporelles trop prévisibles pour apporter l’enthousiasme d’un réel rebondissement.

La faute à un traitement bâclé entre les univers parallèles/miroirs, un traitement assez caricatural et peu réussi de l’univers noir qui menace la terre et surtout à une évolution du personnage ahurissante qui passe de petit padawan à maître Yoda en une quinzaine de jours. Il en résulte finalement un vaste bordel plutôt regardable, mais vraiment à des années-lumière d’être inoubliable. Rien de neuf sous le soleil, à part quelques petits rayons d’inventivité par moments.

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