Die Hard 5, Une belle journée pour mourir – Chant du cygne pour concert pyrotechnique

Genre : Action, Navet Durée : 1h36 Note : 02/20

Réalisé par :  John Moore Acteurs : Bruce Willis, Jai Courtney, Sebastian Koch, Mary-Elizabeth Winstead

John McLane va en Russie pour aller sauver son fils qu’il croit dans un mauvais pas. Il va tomber sur son fils qui le déteste mais aussi sur des terroristes. Ensemble, ils vont se battre, froidement, sans humour, en en mettant plein la tronche aux méchants.

Die Hard c’est l’une des madeleines de Proust du cinéma d’action de ceux qui comme moi à la sortie du premier du nom étaient de splendides préadolescents boutonneux qui découvraient avec plaisir un Bruce Willis encore chevelu péter la gueule avec humour de terroristes russes ou simplement les jeter du 52e étage de la tour Nakatomi à Los Angeles…

Élevés au cinéma d’action des années 80 qui brillait autant par sa délicatesse que cette hépatique morue syphilitique de Nabila brille par son intelligence et certainement son hygiène vaginale immaculée dans son émission de télé réalité pour dégénérés et consanguins de tout poil, on aimait ce mélange d’humour, de fusillades et de cabotinage qui caractérisait la plupart de ces films. Un abus total d’exagération et de litres d’hémoglobine et héros musculeux prêt à vous retourner la terre entière quand des terroristes shootés à la guerre froide et aux guerres narcotiques vous enlevaient votre fille pour vous forcer à flinguer un président en exercice (là je parle de Commando). Ça parait simple de faire du bourrin, mais pourtant, c’est tout un art. Car oui, ça va vous surprendre, mais les films d’action des 1980 étaient plutôt malins et s’inscrivaient bien dans leur époque.

Bref, on ne va pas faire la liste parce que sinon on a pas fini hein ! Die Hard 2 – 58 Minutes Pour Vivre est passé par là, Une journée en Enfer et Retour en Enfer aussi, chacun s’éloignant de plus en plus de ce qui faisait l’esprit des deux premiers. Place aujourd’hui à celui qui remporte la palme du Die Hard qui ressemble autant à un Die Hard que The Rock à une danseuse étoile, j’ai nommé Die Hard – Une Belle Journée Pour Mourir, un titre aussi osé que prophétique.

Les efforts déployés par John Moore pour nous filmer sa diarrhée filmique réussissent à simplement atomiser la saga en plein vol, ruiner totalement le personnage de John Mc Lane et manquer de nous plonger dans un ennui proche du coma si on n’éprouvait pas autant l’envie de gifler l’ensemble du casting pour la médiocrité de leur jeu, séquestrer le scénariste et les dialoguistes pour leur travail à peine digne d’une étiquette d’haricots verts périmée et de castrer le réalisateur pour avoir osé sortir ça.

Une Belle Journée Pour Mourir est sans conteste le plus atroce de la saga, mais c’est surtout l’un des plus mauvais films d’action de ces 10 dernières années. Un film qui non seulement n’a tiré aucun enseignement des grands films d’action sortis depuis 2000, mais en plus, ne s’inscrit même pas dans le cahier des charges d’un Die Hard voire se positionne même à ses antipodes. Heureusement que John Mc Lane n’a pas hérité des pouvoirs de Jason Bourne, on a évité le pire !

Le film pète, tire, conduit, explose, hurle, va dans tous les sens dans un bordel innommable et incompréhensible et les situations s’enchainent, sans logique, sans liant, sans enjeux, sans arcs narratifs, sans suspense. Reste simplement un concours de bistouquettes qui bandent mou pour savoir qui a la plus grosse et qui va tirer le plus loin tout en se regardant le nombril et en se tapotant le ventre d’autosatisfaction en  enfonçant bien profondément La Madeleine de Proust dans le derrière de ceux qui attendaient cet épisode avec le vain espoir du cocker aux yeux mouillés qui attend le retour de ses maitres qui l’ont abandonné sur l’aire d’autoroute de Béziers pour passer des vacances tranquilles à Palavas-Les-Flots.

L’histoire ? Qui a besoin d’une histoire, d’un grand méchant motivé par une mégalomanie sadique ? Personne !  Juste une espèce d’épisode des experts, vomi à bout de clavier par un scénariste inculte et un dialoguiste autiste.

Pourquoi faire de John Mc Lane un flic poissard primesautier, cabotiner, désinvolte, souffrant le martyre et finissant en lambeaux à la fin du film ? Il n’y a qu’à ne pas mettre d’humour, ça tue l’action, respectons le personnage que Bruce Willis a aidé à bâtir.

Et si on lui faisait retrouver son fils ? Le passage de flambeau tout ça ?? Ho ben non il va falloir les faire discuter, c’est lourd, ça tue l’action.

Par contre pas question de prendre un méchant au charisme de flan au caramel et qu’il soit Russe parce que les Russes ce sont toujours les ennemis des USA même si un bon tiers des capitaux de Wall Street  viennent de Russie. Puis tiens, en Russie il y a Tchernobyl, c’est trop cool, ça va faire écho à Fukushima ! Le nucléaire c’est borderline, puis tiens, on va inventer un appareil qui décontamine les radiations, mais on va plonger les héros dans une piscine remplie d’eau, parce ce que c’est connu, l’eau ne concentre pas la radioactivité du tout.

Les Gaaaaaaaaaaaaars !!!

Il faut arrêter avec les Russes ! Pétez la gueule aux Islamistes, aux Chinois, Aux Sud-Américains ( ha non, ce sont les potes de la CIA), aux Pingouins, à la Terre Adélie, à cet ersatz d’être humain de Nabila mais par pitié, arrêtez avec les Russes ! Il faut arrêter les invraisemblances totales, les raccourcis à la con, les scènes d’explosions ras-la-gueule jusqu’à la nausée qui ne racontent rien.

Une Belle Journée Pour Mourir est d’une soporifique inutilité, c’est de l’argent gâché, foutu à la poubelle, le digne reflet d’un Hollywood en pleine autodestruction qui rumine ses vieux succès  pour recracher une bouillie infâme même pas digne de rivaliser avec les pires des Van-Damme et Steven Seagal des Balkans et qui en plus se terminent dans une espèce d’ignoble ralenti Happy End façon pub Ricorée.. PUTAIN! Ça me donne presque envie d’aller voir Boule et Bill !

 

 

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