Crimson Peak – Carton Rouge

Crimson Peak 00

Genre : Epouvante, Drame, Romance Durée :  1h59 Note : 06/20

Réalisé par : Guillermo Del Toro  Acteurs :  Mia Wasikowska, Tom Hiddleston, Jessica Chastain

Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une romancière en devenir, est hantée au sens propre comme au sens figuré par la mort de sa mère qui lui répète en boucle de se méfier de « Crimson Peak » (le pic cramoisi). Alors qu’elle est en âge de se marier, elle hésite entre son tendre ami d’enfance qui ne demande qu’une chose et le mystérieux et noir bad-boy, le docteur Alan McMichael qui habite, elle le découvrira plus tard, un endroit appelé Crimson Peak.

Autant commencer cette critique sans faire de détail, on aurait mieux fait d’écouter la maman d’Edith quand elle nous disait de nous méfier de Crimson Peak. Clairement soit Guillermo Del Toro se fout totalement de notre gueule en nous pondant le juste milieu entre un très mauvais Burton et une sale série Netflix, soit il est totalement en train de perdre son talent, soit enfin, il se cache derrière le film un mystère de production qui explique cette lamentable gamelle.

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Viens, à la maison, il y a le printemps, qui chante pas

Pourtant quand on regarde sa filmo, on est en droit de penser qu’on surestime beaucoup de Guillermo. Sa série survendue, The Strain est peut-être aussi pourrie et torchée que peut l’être ce film et se vautre dans la fange des clichés les plus répétitifs et lamentables du cinéma de fantômes là où Guigui excellait d’inventivité noire et inspirée de magie de la même couleur dans le Labyrinthe de Pan.

Ici, point d’originalité, point de salut. Un scénario qu’on voit arriver à des kilomètres, un actrice, ancienne Alice, à la beauté virginale et un univers à la Burton où Tom Hiddleston donne des frissons aux petites gothiques qui trouve ici une alternative à Robert Pattinson pour se faire vibrer l’entrejambe aux pages sales et pornographiques de twilight.

Fantômes qui rampent, hectolitres de sang, voix rauques dans la nuit, sœur incestueuse très attachée à son frère, c’est une marée de clichés, de poncifs, de déjà-vu, de banalités qui écorche le rendu pourtant splendide de l’enfance. Comme si Del Toro n’était plus qu’un exécutant bien béni-oui-oui pour pouvoir quémander de l’argent et la priorité sur certaines productions à venir.

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Il y a un truc qui pue dans cette baraque ou c’est moi ?

C’est alors bercé par un ennui mortel que l’on sent douloureusement s’égrener les longues, très longues minutes de cet étron bavard et peu inspiré. Des dialogues mielleux et sirupeux disputent le palme de l’imbécilité à de très, très longues installations et démonstrations visuelles qui s’enchainent sans logique, sans construction, sans vraisemblance, intelligence, cohérence. C’est vraiment, vraiment de la merde et du gâchis quand on sait que le réalisateur a refusé d’adapter du Lovecraft pour faire ça.

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