Cowboys et Envahisseurs – E.T télégraphe maison

Genre : Science-Fiction, Western, Aventure Durée : 1h57   Note :  13/20

Réalisé par : Jon FAVREAU Avec :  Daniel CRAIG, Harisson FORD, Sam ROCKWELL, Olivia WILDE

Année 1873, en plein Arizona, un homme se réveille en plein désert, hagard et sans aucun souvenir de son passé. Seul indice, et des plus étrange, un mystérieux bracelet à son poignet et une blessure bien atypique à son flanc droit. Il atterrit alors à Absolution, une des ces petites villes issues de la rue vers l’or où un homme, Dolarhyde, un riche propriétaire terrien aux méthodes discutable fait régner une atmosphère de terreur. Pourtant au-dessus de la tête des habitant va bientôt planer un danger bien plus difficile à gérer.

Critique : Réalisateur d’Ironman, Jon Favreau est habitué des films à grand spectacles qui ne se prennent pas trop au sérieux. Pourtant on sent dans Cowboys & Aliens un soupçon, de sérieux et une absence de second degré qui avait fait le succès des deux Ironman. Les personnages s’y prêtant un peu moins et le pitch étant déjà suffisamment décalé comme ça, on lui excusera tout de même ce petit manque car il est largement compensé par le parti pris de Favreau, offrir avant tout un western, avec tous ses codes, ses personnages crasseux et sa poussière omniprésente.

Il est vrai que cette idée de balancer de pauvres cowboys un peu bas du front face à des aliens intrépides et belliqueux est en soi une riche idée et surtout un plaisir coupable qui a bien plus d’intérêt que les effroyables étrons alienesques de cet été qu’étaient Skyline ou Invasion Los-Angeles. Lesquels versaient dans le sensationnalisme et la débauche d’effet spéciaux (ratés) pour cacher l’avalanche de médiocrité de leurs interprètes et l’absence totale de leurs scénarios. Au moins ici, les vaisseaux sont originaux, les acteurs talentueux et les aliens… un peu plus originaux que d’habitude même si leurs motivations en soi, sont discutables.

La mise en scène est radicale, bien que « piquant un peu les yeux » de temps à autre, les acteurs convaincants auraient peut-être gagné à être plus épais, plus caricaturaux, plus afffinés. CRAIG en brutasse absolue, FORD en ancien combattant un peu con, ROCKWELL en barman un peu dépassé, tous font une remarquable composition mais il leur manque un je-ne-sais quoi qui sans plomber le film empêche à leurs personnages de décoller. Peut-être un soupçon de panique et d’exagération, je ne sais pas, je ne suis pas réalisateur.

Ainsi, si le film possède une pèche indéniable, fait sourire, amuse et distrait bien, bien, bien plus que ses pairs estivaux, on se surpendra à sortir fréquemment de l’histoire aux rythme des quelques longueurs que émaillent le film. Ceux-ci s’expliquant principalement par les clichés de la dernière partie mais aussi, certainement, par le manque de prise de risque du réalisateur, qui, à mon avis, bien plus freiné par les studios que par son imagination n’a pas été au bout de son délire anachronique. sans lui demander d’avoir un scénario extraordinaire, il aurait été bien d’avoir un peu plus d’originalité, un peu plus de surprise dans ce film, très distrayant au demeurant, qui n’offre finalement pas beaucoup plus que ce à quoi nous prépare son titre mais il ne manquait pas grand chose.

2 avis sur “Cowboys et Envahisseurs – E.T télégraphe maison

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