Comme des Bêtes – Idée castrée

 Critique Comme des bêtes Poster - N'y allez pas c'est da la merde

Genre : Comédie, animation Durée : 1h27 Note : 09/20

Réalisé par :  Yarrow Cheney, Chris Renaud Acteurs : Philippe Lacheau, François Damiens, Willy Rovelli

Max un superbe Jack Russel adore sa maîtresse par dessus tout. Comme tous les animaux de son quartier. Pourtant, le jour où elle ramène à la maison Duke, un énorme chien pour lui offrir de la compagnie, tout va changer. C’est le début d’une aventure, un véritable cani-buddy-movie qui va les conduire bien au-delà des murs de leur maison où les meilleurs ennemis de fraîche date vont devoir s’allier pour devenir des héros de longue date.

À pattes de velours, les animaux creusent la litière du cinéma d’animation. Sorti peu de temps après l’excellent Zootopia, Comme Des Bêtes ne vise pas aussi haut, certainement pas, mais dans la continuité de sa réussite avec les Minions, essaie de nous proposer un divertissement pour petits et grands avec une idée de base classique et déjà utilisée dans Toy Story, cette fois avec des animaux.

Si la bande-annonce était prometteuse, elle laissait planer un affreux doute sur « comment vont-ils tenir sur un long métrage ? ». Le fait est là, le film s’adresse aux tout petits en leur servant un récit survitaminé comme une pub pour céréales avec le même fond scénaristique.

Critique Comme des bêtes 01 - N'y allez pas c'est da la merde
Putain !!! mais c’est trop bien Zootopia… On va se faire déchirer la gueule… Tu m’étonnes…

Malgré, il faut le reconnaitre, une volonté flagrante d’essayer de multiplier de bons personnages, le film se perd dans une grande course contre la montre à la recherche de gags, de dénouement original, de réparties qui font mouche et d’une certaine insolence que jamais il ne trouvera.

Les 5 premières minutes de Commes des bêtes sont résumées dans la bande-annonce, le reste n’est qu’un buddy-movie dans lequel l’idée de départ – ce que font nos animaux en notre abscence – est totalement et tristement noyée avant d’éclabousser l’écran de bons sentiments, un peu abrutissant même pour les enfants.

Seuls quelques clins d’œil à nos bébêtes préférées permettent d’arracher quelques sourires, mais ces derniers sont bien vite dilués dans le verbiage incessant et le très, très décousu découpage du film mené à 100 à l’heure. Il manque le fond de ce genre de film et que faisait parfaitement La Fontaine : arriver à critiquer la société humaine au travers du prisme du regard animal, se servir des habitudes comportementales et diablement spécifiques à chacun de nos animaux pour apporter de la complicité à l’écran la porte des maîtres claquée.

Critique Comme des bêtes 02 - N'y allez pas c'est da la merde
Quand on taille dans le gras il faut pas s’étonner de se faire tirer les oreilles

Comme des Bêtes n’atteint pas la perfection de Zootopia, il effleure à peine la notion de film pour ne ressembler qu’à un petit épisode de série télé. C’est dommage, car le potentiel et l’effort étaient là, mais sans jamais transformer l’essai.

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