Captain America : Le Soldat de l’Hiver – Au frigo !

Genre : Super-héros, Aventure, Fantastique Durée : 2h8 Note : 06/20

Réalisé par : Joe & Anthony Russo Acteurs : Chris Evans, Scarlett Johansson, Samuel L. Jackson, anthony Mackie, Sébastian Stan, Robert Redford

Après que les Avengers aient rasé la moitié de New-York, Captain America, Steve Rogers au civil, vit pépère à faire son jogging à Washington. collègue du S.H.I.E.L.D mais les choses tournent vite mal lorsque Nick Fury (Nicolas Furet au Civil) se fait attaquer.  S’associant à Black Widow, Captain America s’élève contre tous pour dénoncer une conspiration au sein du S.H.I.E.L.D qui met en péril l’humanité tout entière alors que tapi ans l’ombre, rôde un ennemi redoutable : le Soldat de l’Hiver.

C’est le retour du plus patriote des super-héros Américains. Masse de muscles hypertrophiés, casque à ailettes et regard bovin de soldat bourrin, le Capitaine Amérique, machine de guerre à remonter dans le temps s’élance à nouveau pour défendre l’enfant, la veuve et le hamburger dans une aventure survitamée, shootée aux hormones de croissance et aux effets spéciaux servis à l’envi et surtout jusqu’à l’écœurement dans un bordel scénaristique complet qui se complait dans une histoire de complot qui ne serait pas parfaitement ridicule s’il elle n’eut été si expédiée par des personnages aussi emmerdants que mal interprétés. Robert Redford en tête qui cachetonne sévère dans un rôle aussi ambigu que celui de Goebbles pendant la seconde guerre mondiale.

L’Amérique trahie en son sein, voilà bien la crainte la plus viscérale de l’Amérique de ce Captain America. L’Amérique, à la fois espionne et espionnée, gendarme du monde surprotecteur et surcontroleur encore plus paranoïaque que lors de ces années de guerre froide qui ont inspiré le personnage du Soldat de L’hiver, transfuge involontaire qui affronte ici son meilleur ennemi.

Une manne scénaristique qui aurait pu donner un formidable film de super-héros d’espionnage doublé d’une dramaturgie quasi fraternelle mais qui, par volonté d’en donner pour l’argent de papa et maman au jeune public qui tétait déjà au biberon bourré de compléments alimentaires des histoires à la con, simplifie à mort une histoire déjà totalement téléphonée, verse dans un torrent d’effets spéciaux et de spectaculaire, s’enlise sous une montagne de vaisseaux ultramodernes dont toute l’informatique est cachée dans leur partie la plus exposée et la plus vulnérable, se noie sous un déluge crétinoide de combats soporifiques et sans enjeu. Un tout qui fait passer les seuls éléments dignes d’intérêt de l’intrigue totalement à la trappe.

Oui je l’ai bien dit, Captain America, le Soldat de L’hiver, aurait pu être un très bon film et pas cette purge dégueulasse racoleuse scénarisée et tournée par des humains dont le QI ne doit pas dépasser de beaucoup la température anale si, au lieu de se focaliser sur une surenchère permanente en crescendo d’invraisemblances, il s’était intéressé un peu plus à la relation entre ses personnages.

Ce relationnel, base principale de la qualité d’un scénario, Captain America l’avait sous la main en la personne d’un personnage charismatique à mort, némésis parfaite, noire et brutale, représentant parfait de la menace soviétique et cible toute trouvée de toute la répulsion que l’Amérique éprouve encore pour les Russes.

Au lieu de ça, frustration énorme, ce personnage parfait, prend plus d’une heure et demie à s’installer, n’est absolument pas mis en valeur et au contraire ne sert que de faire-valoir à un Captain America  charismatique comme une boite de pâtée pour chat. Le reste des persos n’ayant qu’un complicité très réduite et ne provoquant qu’une empathie proche de la mouche que l’on dégage d’un revers de la main lorsqu’elle vole trop près de la côte de bœuf que l’on fait cuire sur le barbecue en soir d’été au bord de la piscine. Seuls points positifs : les trop rares tentatives d’humour et l’impression d’un « tout » qui se dégage de l’intégration du film à l’univers des super-héros.

Jamais révolutionnaire, jamais nouveau, jamais jubilatoire, Captain America le Soldat de l’Hiver engourdit totalement ses spectateurs, les plonge dans une torpeur qui leur permettrait facilement de s’endormir si on ne les en empêchait pas en faisant autant de bruits inutiles et aussi forts dans la salle.

2 avis sur “Captain America : Le Soldat de l’Hiver – Au frigo !

  1. Ha je le savais! Je me régale à lire tes critiques depuis tout à l’heure, tout en me demandant si tu n’étais pas un petit peu fan de Desproges.
    Tu as utilisé ici une de ses expressions, je t’ai démasqué ! :-)

    En tout cas génial ton site, rien que le titre vaut le détour, et je trouve que les critiques sont très souvent objectives, bien tranchées, tu sais rendre hommage quand le film le métite, ou pas.

    Hop! dans mes favoris!
    (et non, jamais je ne regarderai la 2eme moitié du remake de Robocop, c’était déjà assez inhumain comme ça)

    1. J’ai mis un peu de temps à répondre et j’en suis désolé :) Merci beaucoup de tous tes compliments, ça me va droit au coeur, j’essaie de travailler mes critiques qu’elles soient négatives ou positives alors ce que tu ressens me fait réellement plaisir !! A très vite !

      Sisi, regarde-le en entier, c’est de pire en pire :)

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