Captain America – Super patriote

Genre : Heroïc-Fantasy Durée : 2h03   Note :  4/20

Réalisé par : Joe JOHNSTON Avec :  Chris EVANS, Hayley ATWELL, Sebastian STAN

Steve Rogers est un gamin famélique qui n’aspire qu’à une chose en cette année 1943, rejoindre les troupes américaines qui se battent en Europe pour la liberté mais plusieurs fois réformé il désespère de pouvoir un jour réaliser ce rêve. Sa rencontre avec le Dr. Abraham Erskine va changer sa vie. Ce dernier est le responsable d’un programme de recherches scientifique qui va transformer Steve en un super-homme bientôt connu sous le nom de Captain América qui va devoir combattre une mystérieuse association nazi, HYDRA.

Critique : J’ai du mal à  me souvenir quand a commencé la période des films de super-héros tant la déferlante de films inspirés des héros de comics a été grande, variée, exploitée et pour la plupart vomie dans les salles obscures comme un vieil alcoolique se vide les tripes devant son café préféré vers 9h du matin après son 13ème ballon de rouge. Le 13 ça porte bonheur. Comment alors décrire Captain America ? Le human stars & stripes flag qui navigue au milieu de ce flot ininterrompu de personnages atypiques en lycra flashy qu’on pourrait prendre pour des adeptes de tektonik s’il n’étaient pas musclés comme un de ces bœufs de labour qu’on croise au salon de l’agriculture en lui flattant le derrière.

Boosté aux stéroïdes, lé héros monomaniaque ivre de devenir de la chair à pâtée pour sa chère patrie nous livre ici une splendide démonstration des élans de patriotisme qui font que les américains se sentent si fiers d’être des êtres supérieurs à la race humaine, au-dessus de la mêlée, des êtres si parfaits qu’ils ont inventé l’arme de digestion massive ultime Le Big Mac ou celle d’expropriation massive, l’emprunt immobilier à taux variable. Alors oui, c’est sur, avec un titre et un personnage comme le Capitaine America on se doute bien qu’on ne va pas naviguer dans l’objectivité sur la supériorité de l’américain dans tous les domaines mais le film nous inonde tellement de clichés, de bannières étoilées et de morceaux de bravoure à la gloire du meilleur pays du monde que l’Oncle Sam le plus musclé du monde passe plus pour un VRP pour le recrutement de l’armée ricaine qui pour un véritable héros au cœur pur et aux enjeux sans frontière.

A ce petit jeu Chris Evans réussi l’invraisemblable performance d’être l’un des héros les plus insipides de la galaxie live des Marvel Heroes. En plus de jouer un Capitaine America d’une naïveté confondante et d’une désertique platitude, il semble en permanence se demander se qu’il fait là avec l’étincelle qui tue dans le regard de celle qui ferait passer le regard d’un bovin en pleine digestion pour celui d’un génie de la création. Le pauvre semble totalement perdu dans son jeu, comme dans ses performances physiques puissamment relevées à grands coups d’effets spéciaux ratés et de 3D inutile. Complètement cul-cul, à coté de la plaque, il donne envie en permanence de gifler le héros qu’il interprète au risque de se prendre son captain coup de poing dans la gueule.

Sa douce et tendre se la joue Kelly Mc Gillis dans Top Gun, pulpeuse allumeuse aux formes généreuses elle plombe littéralement le film par la médiocrité de son jeu ou en tous cas du personnage qu’elle interprète, lequel est clairement le faire-valoir féminin du Captain Americain, la potiche inutile qu’on colle à côté de la bagnole, l’étiquette qu’on colle sur le paquet de PQ, « vu à la télé ». On peut dire sans se tromper à son propos qu’au vu des enjeux et de son apport à l’histoire, il aurait été plus utile de la remplacer par un Yorkshire ou une brosse à dents. Superficielle, bavarde, énervante, inintéressante, allumeuse, soporifique et aussi charismatique qu’un canapé lit, elle n’apporte rien à l’histoire.

Reste qu’on se demande ce que vient faire Hugo WEAVING, Tommy-Lee JONES et Stanley TUCCI dans cette galère et surtout pour le premier qui dans son rôle de gros méchant à l’accent allemand un poil forcé frisant le ridicule manque de peu de récolter la palme du méchant le plus naze de l’histoire des films de super-héros laquelle est toujours et à mon avis sera toujours détenue par le mémorable Mr Freeze de SCHWARZENNEGER qui aurait vraiment du se péter une jambe le jour on lui a proposé le rôle.

Ultra téléphoné, ultra cliché, ultra déjà-vu, ultra mal fait, Captain America est un film sans âme, sans saveur, sans enjeux, totalement invraisemblable. OUI ! Même si on est dans de la SF, il y a des choses qui ne passent pas. Personne ne peux se balader en plein camp nazi avec un costume de drapeau américain, un bouclier titanesque dans le dos sans se faire remarquer, c’est impossible !!! Un film qui plaira à votre fils de 6 ans et lui permettra de patienter avec le grand salon mondial des amoureux des fuseaux fluorescents : The Avengers. Ouaiiiisss !!!

J’ai hâte…

4 avis sur “Captain America – Super patriote

  1. Je te trouve très courageux de subir de tels navets, que ce soit pour parfaire ta culture scatologique ou juste pour en faire un témoignage éclairé sur ce blog :)

    Captain America … rien que les trailers ne m’ont pas du tout donné envi d’aller le voir.

    1. C’est aussi pour avoir le plaisir d’en discuter sur ce site avec des amateurs éclairés pas assez téméraires (et grand bien leur en prenne) pour subir une ou deux heures de cinéma à coté desquelles une lobotomie serait un caresse d’un érotisme torride :)

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