Bienvenue à Bord – Débarquez immédiatement, vite, fuyez !!!!

Genre : Naufrage  Durée : 1h30  Note :  2/20

Réalisé par :  Eric LAVAINE Avec : Valérie LEMERCIER, Franck DUBOSC, Gérard DARMON

Employé comme animateur par une DRH éconduite par son patron croisiériste, un crétin congénital sensé couler l’ambiance du bateau sur lequel il embarque va changer la vie des passagers de celui-ci. Pour le meilleur ou pour le pire.

Le problème avec l’océan c’est qu’il est tellement vaste qu’on en sait pas vraiment par quel bout le pendre. Que ce soit le littoral français, la côte est des Etats-Unis ou les plages des caraïbes, ce n’est pas du tout le même visage que l’atlantique nous offre. Ainsi, il est difficile de savoir par où commencer pour décrire l’effroyable sensation de nullité et l’incommensurable affliction dans laquelle chaque moment, chaque seconde de Bienvenue à Bord nous plonge et nous noie.

Ainsi, le bateau sur lequel embarquent nos protagonistes navigue sur un immense océan de médiocrité où, au fur et à mesure que la ligne d’horizon se rapproche, s’éloigne l’espoir d’y voir surgir une fin prochaine, d’un conclusion brutale à la souffrance totale que nous inflige la vision de cet irréel navet, de cette débauche de mauvais sketches à la gloire de l’humour bovin et absolument ringard de Franck Dubosc.

Ainsi, ses fans les plus hardcore, retrouverons son éternel personnage de gentil simplet au grand cœur, lorgnant sur les glorieux pas d’un Pierre Richard de la grande époque sans jamais atteindre le début du commencement du talent de sa référence. A l’image de son personnage dans le film, l’acteur, pardon, le comique éclabousse le film d’une des ses plus remarquables performances. A  grand renfort de blagues insipides et de navrantes clowneries, il atteint sans peine la crête d’un tsunami de crétinerie qui s’écrase et pulvérise instantanément toute envie de rire ou même de sourire à l’atroce prestation qu’il livre pendant cette longue, cette beaucoup trop longue heure et demi.

Autour de lui gravitent une Valérie Lemercier absolument inexistante, sous-exploitée, qui a l’air d’attendre la fin du tournage avec l’impatience d’un épagneul dépressif et boulimique qui regarde son maitre préparer son repas, un Gérard Darmon qui ne fait rien, absolument rien et dont le talent d’acteur aurait été sans doute mieux utilisé s’il avait joué l’ancre du bateau ou à la limite une bouée de sauvetage ou encore un des rivets que l’on aperçois de temps à autre lorsque les quelques plans de bateau laissent entrevoir autre chose que le logo de l’immonde placement produit qu’est le paquebot de Costa Croisière sur lequel le film a été intégralement tourné.

Le scénario, bouleversant de connerie, ne laisse aucune surprise, aucune aspérité, aucune prise de risque. D’un pitch de départ intelligent, un huit-clos comique sur un bateau, une sorte de croisière s’amuse amusante le scénariste et le réalisateur accouchent d’un paquebot aussi insipide qu’un carton d’emballage de toaster. Les gags sont déjà vus, le comique de situation est effroyablement ringard, les réparties éculées, tous font le minimum syndical sans jamais faire mouche voire pire, donnent la furieuse impression qu’on éclaterai plus de rire devant un docu fiction sur les maladies nosocomiales chez les prématurés que devant leurs pitoyable tentatives de nous arracher un rictus. L palme étant atteinte avec une improbable parodie de Titanic dont on se demande si l’équipe n’a pas oublié de la couper au montage bien qu’elle préfigurait certainement le sort funeste de cet infâme ersatz des salles obscures.

Bienvenue à bord donne l’envie de se jeter dans l’océan dès le premier pied posé dans la salle, de préférer le suicide en se propulsant dans les hélices du bateau pour effacer à jamais le souvenir traumatisant de cet énième navet du cinéma comique français qui à défaut de nous faire nous esclaffer nous aura fait s’étaler quelques comédiens sur des plages ensoleillées pour parfaire leur bronzage.

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