Best Men – Noces foira tout

Genre : Comédie Durée : 1h37 Note : 09/20

Réalisé par :  Stephan Eliott  Acteurs : Xavier Samuel, Kris Marshall, Kevin Bishop, Olivia Newton-John

David revient des îles du Pacifique après un trip de plusieurs jours avec quelques surprises. Non seulement, il retourne dans l’hémisphère sud, mais en plus il renonce à sa vie de célibataire et décide de se marier avec Mia, une magnifique Australienne rencontrée là-bas. Un peu déçus de voir partir leur meilleur ami, mais ravis de pouvoir assister à son mariage, ses trois meilleurs amis l’accompagnent pour assister à la cérémonie. Un trio qui va méchamment détonner au milieu du gotha politique australien dont le père de Mia fait partie.

Very Bad Trip a fait des petits, la comédie gravement déjantée qui remontait les traces d’une cuite d’enfer à Las Vegas a connu un tel succès que nombreux ont voulu faire dans l’originalité en montrant presque exactement la même chose. Manque d’originalité ? Certainement, manque d’audace ? Également. Mais finalement, comme disait ma grand-mère en parlant de mes petites amies, « tu peux cuisiner 100 fois dans la même casserole ou changer tout le temps, des fois la cuisine est bonne d’autres fois, c’est dégueulasse ».

C’est certain, My Best Men n’échappe pas à la règle sinon qu’il situe l’action dans les belles Blue Mountains des Nouvelles Galles du Sud. On retrouve la bande potes déchainés, enclins à multiplier les conneries, véritables chiens dans un jeu de quille dans un monde qui ne leur ressemble pas et où le moindre de leurs gestes a des conséquences désastreuses. La seule différence se situe dans le fait que les sieurs ont déjà bien cuvé leur nuit et que c’est plutôt leur inénarrable stupidité et gaucherie qui va entacher quelque peu la cérémonie de noces.

Entre potes balourds, gaffes mémorables, belle-mère sous tension, mariée nerveuse, sœur lesbienne, beau-père tyrannique, David, le marié parait totalement dépassé et pour ainsi dire absent du film comme l’était d’ailleurs le même personnage dans Very Bad Trip. Une chose un peu dommage lorsque l’on voit le résultat du gars qui veut bien faire, mais envenime la situation dans Mon Beau-père et moi (le premier). Le personnage principal, initiateur de l’histoire disparait totalement sous l’avalanche de personnages secondaires qui gravitent autour de lui pour tenter de déchainer les rires ou rattraper la situation devenue incontrôlable.

Stephan Eliott, réalisateur du Priscilla, Folle du désert, utilise de grosses ficelles déjà vues et revues, des gags plutôt gentils, pas vraiment trash ou pas vraiment osés surtout trop mignons pour provoquer l’hilarité et l’exagération totale dont Very Bad Trip faisait preuve. A ce niveau d’ailleurs, on ne voit guère que les premiers films de frères Farelly pour faire aussi fort et aussi grinçant. Ce gentil mélange de comédie anglaise et de comédie américaine s’avère alors non pas fade, bien au contraire, mais plutôt souriant comme peut l’être une comédie pas minable, mais juste au-dessus de la moyenne quand TF1 passait des films potables le dimanche soir.

Un casting efficace, quelques bonnes idées, mais mise bout à bout de façon trop brouillonne pour obtenir une vraie comédie culte. Là ou il se faisait grinçant et intelligent, Stephan Eliott rate un peu le coche de cette comédie qui malgré son air de famille avec Very Bad Trip est loin de faire autant l’unanimité.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *