Batman vs Superman – Wonder Flop

Batman Vs Superman Poster N'y allez pas c'est de la merde

Genre : Action, super-héros, bouse  Durée :  1h53 Note : 03/20

Réalisé par : Zack Snyder Acteurs :  Henri Cavill, Ben Affleck, Jesse Einsenberg, Emi Adams, Diane Lane, Gal Gadot

Deux villes, deux justiciers. Un slip rouge au grand coeur et un grand noir aux oreilles pointues. Batman, dans Gotham City, se méfie de Superman dans Métropolis, héros aboudé, statufié, demi-dieu et c’est bien ça le problème. Craignant qu’un jour il n’abuse de la puissance que son statut d’homme de l’espace lui offre, Batman décide d’affronter Superman car les hommes n’ont pas besoin d’un dieu vivant omnipotent et invincible, mais bien d’un héros humain, mortel, à leur image.

C’était le film à ne pas rater pour le réalisateur pile et face Zack Snyder. Monsieur un coup je filme une daube, un coup, j’ai un coup de génie, dévoile ainsi le film charnière qui lance la transition vers la Justice League et les héros de DC Comics. Un film charnière à la frontière de la pub merchandising qui débute par l’installation dure et longue du trauma de Batman quand ses parents se font tuer pour pas un rond dans son enfance meurtrie et marquée par une cave pleine de chauves-souris.

Malheureusement, catapultée en l’air par les studios certains de leur coup, la pièce du destin est tombée, côté face, face ravagée d’un film complètement à côté de la plaque qui traine sa lourdeur et son manque total d’écriture dans des rebondissements aussi trente-hui tonnesquesques que le fessier d’une Texane ayant tourné depuis le biberon à 4 Little Bacon Cheeseburger, le hamburger fétiche tout mignon de la chaîne Five Guys devant s’implanter bientôt dans la capitale.

Qui c'est celle-là ? Une féministe, ça c'est sur, elle est pas prête de nous lâcher la grappe...
Qui c’est celle-là ? Une féministe, ça c’est sur, elle est pas prête de nous lâcher la grappe…

Au milieu de ce choc des titans, en fait une montagne de muscles au regard acier et à l’expression limitée et un pataud bodybuilder aux pectos qui tombent aussi lourdement que ses pas et son costume inspiré de Ironman, arrivent pêle-mêle Pretty Wonder Slutty Woman allumeuse inutile adepte d’une krav-maga mâtinée du Kung-Fu  en 8 leçons (dans tous les bons Kinder Surprise) et  Doomsday (le jour du destin très tragique), le méchant le plus dégueulasse visuellement de tous les films de super-héros, sorte de golem né de l’esprit boueux et maléfique d’un Lex Luthor adolescent cabotineur joué par un Jessie Eisenberg qui a l’air de s’en battre joyeusement les picholines (dites-le avé l’assent) tout en tentant vainement d’imiter à la perfection le Joker de Heath Ledger et dont le moove le plus machiavélique consiste à enlever la mère de Superman (Yeah !).

Batman VS Superman fait l’effet d’un Zack Snyder faisant du Chris Nolan tout en donnant à son film un côté Avengers. Il en résulte un véritable bordel totalement bâtard qui nous sert une philosophie de comptoir de cantine de collège défoncée à la kriptonite où l’on se perd en flasback inutiles et en rêves délirants,  et qui ne parlera qu’aux accros des gros geeks de l’univers DC. Détruisant au passage à la fois les bases de Man Of Steel et le moindre espoir de film véritablement construit au profit d’un interminable carambolage visuel et auditif si assourdissant de bêtise qu’on croirait que Michael Bay a été invité comme consultant sur le tournage. Raté, c’est bien Nolan qui, parait-il à claqué une visite. Sûrement une fois, en passant, en allant pisser.

Je suis Doomsday mais quelquefois je joue aussi mudday, boogerday, ou chiasseday, ou méchantdedaubeday... accepte toute proposition, sinon, je retourne en Roumanie... sivouplééééé...
Je suis Doomsday mais quelquefois je joue aussi mudday, boogerday, ou chiasseday, ou méchantdedaubeday… accepte toute proposition, sinon, je retourne en Roumanie… sivouplééééé…

Cerise sur le gâteau, l’histoire s’alourdit d’un Alfred qu’on croirait défoncé au Johnnie le Marcheur et d’une Loïs Lane juste bonne à jour la bonasse, conne comme un figuier, qui n’apporte rien au film. Batman vs Superman est un film lourd. Lourd pas son scénario, ses acteurs, son dénouement, ses répliques, ses ralentis, ses méchants, ses gentils, son pays de Candy.  Une coquille vide qui délivre péniblement un vilain petit canard qui ne deviendra jamais un grand cygne, sinon de lassitude.

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